« Le chat aurait été infecté par son maître et a développé des symptômes » selon le virologue belge Emmanuel André. Les experts disent que le risque de transmission à l’Homme est «négligeable».

À l’heure où la population mondiale vit dans l’angoisse suscitée par la prolifération du nouveau coronavirus qui continue à ravager le globe, la communauté scientifique s’attèle à trouver une solution pour contenir la situation. 

Il faut dire que les chercheurs vont de surprise en surprise et ne peuvent désormais plus rien prévoir concernant la progression de cette crise sanitaire : le Service Public Fédéral du gouvernement Belge a annoncé le 27 mars le premier cas de transmission d’homme à chat du COVID-19.

Selon les déclarations de Steven Van Gucht, virologue et porte-parole fédéral de l’épidémie en Belgique, l’animal domestique souffrait de vomissements, de diarrhées et de problèmes respiratoires. Cela s’est passé une semaine après que son propriétaire, qui rentrait d’Italie, s’est avéré être positif au virus.

Les tests génétiques effectués sur les excréments et les rejets gastriques du félin ont montré des niveaux élevés de SRAS-Cov-2. Heureusement, le chat s’est rétabli au bout de 9 jours. Le chercheur affirme par ailleurs que les humains et les chats présentent de drôles de similitudes.

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K. Wolfenmond/Pixabay

En effet, nos deux espèces — pourtant très différentes sur bien des plans — semblent avoir la même protéine réceptrice « ACE2 » à laquelle le virus se lie pour pénétrer les cellules respiratoires et se répliquer. 

D’ailleurs, les chats n’avaient pas non plus été épargnés lors de la catastrophe sanitaire causée par le SRAS de 2003.

Dans le cas de l’épidémie du Covid-19, deux chiens auraient également contracté la maladie de leurs maîtres à Hong Kong. Il s’agit, notamment, d’un poméranien de 17 ans décédé à la mi-mars de circonstances encore inconnues, et d’un berger allemand qui n’a toutefois montré aucun signe d’infection.

Cependant, Vanessa Barrs, experte en santé animale, a rappelé que le SRAS avait très faiblement touché ces petites bêtes, qui n’avaient, à aucun moment, transmis le virus à leurs propriétaires. La situation inverse non plus n’est pas envisageable selon elle.

Gucht suggère que le chat n’a pas de rôle majeur à jouer dans la propagation virale, étant lui-même une victime tout à fait marginale de cette pandémie.

En attendant, un test sanguin sera nécessaire pour vérifier si celui-ci a bien été infecté par le Covid-19, mais cela ne sera possible qu’une fois sa quarantaine terminée.


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