Le monde va peut-être enfin pouvoir souffler un peu, grâce à cette découverte inédite annoncée hier par Pfitzer et BioNTech. Les deux sociétés ont en effet réussi à développer un vaccin contre la COVID-19, dont l’efficacité a été estimée à un taux de 90 %. La formule, qui est en 3e étape d’essai pourrait soulager des millions de personnes d’un lourd poids aussi bien sur le plan sanitaire qu’économique. On ne voudrait pas crier victoire trop vite, mais il semblerait que cette fois-ci soit la bonne.

Publicité

Une lueur d’espoir

La nouvelle a été reçue comme une aubaine par tous, y compris par l’ex-président des É.-U., Donald Trump, qui avait selon les critiques, très mal géré la crise depuis le déclenchement de la pandémie. Quant à l’expert américain Anthony Fauci, il a trouvé cette percée tout simplement incroyable.

Les tests effectués sur des volontaires issus de différentes origines ont montré une réponse encourageante du système immunitaire 28 jours après la première injection du vaccin et 7 jours seulement après la deuxième. 50 millions de doses seront disponibles en cours de cette année 2020 et 1,3 milliard en 2021, d’après les prévisions des entreprises.

Publicité

En Grande-Bretagne, parmi les 40 millions de doses achetées, 10 millions seront utilisables d’ici la fin de l’année. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson.

Le Président-Directeur général de Pfizer, Albert Bourla, a exprimé son optimisme quant à la capacité de ce vaccin à protéger les populations contre le coronavirus et à anéantir complètement la maladie.

Notons que les participants aux expérimentations du vaccin BNT162b2, qui s’élèvent désormais au nombre de 43 538, ont reçu la deuxième dose il y a à peine 48 heures, entrant ainsi en 3e phase des essais cliniques.

Publicité

Selon Pfizer, il faudra attendre la 3e semaine de novembre pour demander une autorisation d’utilisation d’urgence aux États-Unis.

Public Domain/Pikist

Opinions mitigées, mais restons positifs

Michael Head, de l’Université de Southampton, a estimé que les résultats étaient excellents, et le Professeur des maladies infectieuses émergentes et de la santé mondiale au département de médecine de Nuffield, Université d’Oxford, Peter Horby, pense que l’humanité est un tournant crucial de sa lutte contre le SRAS-CoV-2.

Cependant, certains se montrent plutôt sceptiques quant à la manière de faire parvenir le vaccin aux quatre coins du globe surtout si l’on prend en compte le fait qu’il doit être maintenu à une température hyper basse et qu’il en faut deux doses pour le moment.

Publicité

Pour sa part Eleanor Riley, Professeur d’immunologie et de maladies infectieuses à l’Université d’Édimbourg, a signalé que les tests ne faisaient aucune allusion à l’âge des patients. Or le vaccin doit être en mesure d’immuniser tous les citoyens indépendamment de leur tranche d’âge.

Cette approche nommée aussi « ARN messager » est une première en matière de prévention d’infections virales. Sa particularité réside dans son aptitude à duper les défenses naturelles de l’individu les incitant à créer elles-mêmes des protéines virales et déclencher ainsi une réaction immunitaire puissante.

Le prochain objectif de Pfitzer et BioNTech est de faire évaluer leur travail complet en phase 3 en vue d’une publication scientifique par les pairs.

Publicité


Partagez l'article

Contenu Sponsorisé

>