La situation sanitaire mondiale actuelle ne présage rien de bon vu le nombre de maladies infectieuses qui ravagent la planète depuis quelques années déjà. les experts prévoient malheureusement un avenir marqué par des pandémies encore plus graves et plus ravageuses sur tous les plans si aucune véritable stratégie n’est adoptée. Ceci selon un rapport rédigé par 22 spécialistes éminents lors d’un atelier virtuel organisé par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) — portant sur l’implication de la pollution dans l’émergence des épidémies.

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Des épidémies purement anthropiques

Si l’on prend l’exemple du COVID-19 qui sévit maintenant depuis bientôt un an, l’article paru jeudi affirme que, outre les microbes d’origine animale, le virus a été introduit essentiellement par l’activité humaine. Le pire, c’est qu’il y en aurait encore 850 000 susceptibles de contaminer les humains parmi les 1,7 million qui sommeillent.

Le Dr Peter Daszak, Président de EcoHealth Alliance et Président de l’atelier IPBES estime que pour éviter une catastrophe sanitaire mondiale sans issus, il faudrait revoir toute notre façon de percevoir notre environnement et l’usage que nous en faisons. La perte de biodiversité est en fait le premier facteur que nous devons à tout prix réduire pour limiter les occasions de rencontre réunissant le bétail, la faune et l’homme.

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Daszak reproche à la politique actuelle de lutte contre les pandémies de se focaliser uniquement sur la partie préventive ou curative à base de médicaments, après que la maladie est apparue.

CDC/Unsplash

Changeons de stratégie

Cette voie requiert effectivement beaucoup plus de temps et d’argent que ce dont nous disposons en réalité et sans aucune garantie de réussite. Une simple comparaison entre le coût de la réaction au COVID-19 (8 à 16 milliards de dollars d’ici juillet 2021) et celui d’une approche plus respectueuse de la nature (100 fois moins important), est suffisamment éloquente pour qu’on envisage sérieusement de vision sur le long terme.

Les gouvernements sont appelés plus que jamais à investir dans la sensibilisation de la population par rapport à la protection, mais également à leur responsabilité envers leur environnement pour les inciter à s’engager davantage dans ce sens. Un sommet international permettra, par ailleurs, de coordonner les efforts de toutes les nations afin de convenir d’une feuille de route unifiée et approuvée unanimement pour une action optimale.

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Pour sa part, la secrétaire administrative de l’IPBES, Anne Larigauderie, a affirmé sa satisfaction concernant le rapport qui a illustré parfaitement les avis des chercheurs les plus réputés dans leur domaine, par des données récentes et fiables. Elle a tenu, au nom de toute la plateforme, à montrer sa reconnaissance envers les 22 participants à l’élaboration du document et pour leurs explications claires et pertinentes à propos de l’avènement et la prévention de futures pandémies. Ces résultats apporteront certainement un plus aux études lancées par l’IPBES.

Espérons que les décideurs ne manqueront pas de prendre ces recommandations très au sérieux et de tout faire pour orienter leurs manœuvres vers une prévention à la racine du problème, c’est-dire, centré sur l’homme lui-même.

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