Avec la propagation du COVID-19, tout doit être mis en place afin de minimiser les risques de contamination. Mais certaines mesures sont plus compliquées à prendre que d’autres. 

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Vu la nature du travail de certains, le contact avec leur entourage est inévitable, parfois la personne ne peut simplement pas s’offrir tous les masques, savons et désinfectants requis, et d’autres n’arrivent juste pas à se débarrasser de leurs habitudes. 

Un fait psychologique

Les médecins recommandent, en effet, de faire attention à notre hygiène, de se tenir loin des gens malades, mais aussi de ne pas se toucher le nez, la bouche ou les yeux, mais cette dernière n’est pas des plus évidentes pour beaucoup d’entre nous.

Kevin Chapman, psychologue et Directeur du Kentucky Center for Anxiety and Related Disorders, déclare qu’il est naturel pour un être humain de se toucher le visage.

Cela est relié au subconscient : c’est un signe que nous sommes conscients de notre propre existence vis-à-vis de la société. Cet acte jouerait un rôle primordial dans les relations sociales de l’individu et la communication en général.

Ces gestes peuvent effectivement avoir leur interprétation et véhiculent un message. Il est donc particulièrement dur d’associer un réflexe spontané — voire inné — à un éventuel risque.

C’est pour cela que l’on n’arrive pas toujours à garder ses mains dans ses poches, et la tâche devient d’autant plus compliquée lorsque l’on se met la pression.

se toucher le visage
Anita S./Pixabay

Une approche différente 

Pour contourner le problème, il suffit parfois de le prendre sous un autre angle. On peut, par exemple, formuler la tâche d’une manière différente afin de tromper le cerveau. 

Il s’agira donc de se dire qu’on « sera plus conscients du fait de se toucher la figure aujourd’hui » au lieu de s’imposer de ne pas le faire.

Psychologiquement, l’acte n’est plus inconscient, il est alors plus facile de le contrôler et le restreindre. 

Une autre méthode qui peut s’avérer être efficace est de tout bonnement s’occuper avec autre chose, que ce soit avec une balle anti-stress, un élastique ou croiser les bras.

De fait, tout est bon pour ne pas transférer des particules non désirées sur notre face, affirme Denise Cummins, Chercheuse sur la réflexion et la prise de décision.

Si toutefois cette précaution est importante, il en existe d’autres que l’on peut prendre si l’on n’arrive pas se résigner à arrêter de se toucher le visage. Et elles sont tout aussi essentielles à la prévention de la pathologie. 

Penser à se laver les mains avec de l’eau tiède et du savon pendant au moins vingt secondes après des interactions sociales inévitables et ne pas sortir lorsqu’on est malade en font partie et devraient être suffisant.


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