L’être humain a naturellement peur de l’inconnu. C’est un mécanisme de défense qui lui permet de faire face à d’éventuels dangers. C’est gravé dans notre ADN : si l’on ne sait pas ce que c’est, ce n’est pas bon signe !

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Et récemment, la sonnette d’alarme a été tirée. Une épidémie de source douteuse, dont la propagation et évolution reste incontrôlée et à laquelle aucun vaccin n’a encore été trouvé, le Coronavirus – scientifiquement baptisé COVID-19 – semble donc être le combo parfait pour générer une crise de panique générale.

Un Coronavirus psychologique

Les chiffres sont clairs, le virus Corona se propage de façon inquiétante. Et c’est une véritable course contre la montre qu’il a lancée aux chercheurs. 

Le remède reste alors jusque-là inconnu, et c’est ce facteur qui a engendré la paranoïa globale qui, chez certains, est démesurée.

Entre ceux qui ne veulent plus serrer la main à leurs collègues d’origine asiatique et ceux qui refusent carrément de sortir de chez eux, il y a de quoi dire que la panique est totale.

Cependant, cette peur excessive de la maladie est d’abord et surtout psychologique. Pour illustrer cela simplement, prenons pour exemple la grippe.

Elle aurait tué près de 4800 personnes depuis janvier 2020, soit le double des ravages qu’a fait le Coronavirus. Pourtant, personne ne s’en soucie plus que ça.

La raison est élémentaire : la grippe est une pathologie connue et la science est parvenue à lui trouver un antidote. 

Selon Baruch Fischhoff, expert dans la perception publique du risque et Professeur à l’Université de Carnegie Mellon, si ce que le Coronavirus pourrait engendrer nous effraie autant, c’est parce que nous ne sommes pas familiarisés avec.

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Jose Navarro/Flickr

Un geste basique

Les médias ont tendance à grossir les traits de leurs informations et n’hésitent pas à user d’hyperboles lorsqu’il s’agit de sujets aussi croustillants. Indubitablement, les chiffres sont gonflés et les faits exagérés. 

C’est pourquoi il faut choisir ses sources avec soin, et surtout ne pas croire tout ce qu’on lit et entend. Si nous voulons rester sereins face à ce phénomène, il est recommandé de s’éloigner de tout ce qu’on en dit. 

Les personnes souffrant de troubles anxiogènes sont plus exposées aux crises d’angoisse dues à un article un peu trop étoffé ou à un voisin simplement grippé qui aurait lancé une fausse alerte. 

La meilleure façon de résoudre ce « problème » serait de l’ignorer et prendre du recul sur la situation tant qu’il n’atteint pas des proportions inquiétantes à notre échelle. 

Il suffirait donc de faire attention à son hygiène de vie, se laver les mains plus souvent et éviter les zones « à risque » et tout devrait bien se passer. 


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