COVID-19 a créé une atmosphère à la fois d’angoisse et d’incertitude, si bien que les gens ont sombré dans un raisonnement dénué de bon sens. En effet, beaucoup se rendent déjà malades par la simple idée de se faire contaminer.

D’autres, par inadvertance, ne prêtent pas la moindre attention aux consignes de sécurité sanitaire. Une troisième catégorie, plus ou moins suspicieuse quant aux origines du virus, vient semer encore plus le doute dans les esprits.

La campagne de désinformation qui sévit depuis quelque temps, prônant la théorie de la conspiration selon laquelle le coronavirus se serait échappé d’un laboratoire chinois à Wuhan a été remise en cause par une nouvelle étude.

Le Sénateur américain Tom Cotton insinuant la création artificielle du COVID-19

Après une comparaison entre la structure de l’évolution du SRAS-Cov-2 et d’autres coronavirus, le Professeur en microbiologie et immunologie Kristian Andersen de Scripps Research a démontré que celui-ci est le résultat d’un processus tout à fait naturel.

Par ailleurs, les experts ont été frappés par la différence entre les caractéristiques du COVID-19 et celles des précédents.

L’efficacité de ses protéines de pointe par rapport au ciblage d’un récepteur sur les cellules humaines fait qu’il ne peut pas être le produit d’une manipulation en laboratoire d’après les auteurs.

laboratoire
Caractéristiques des protéines de pointe dans le SARS-CoV-2 humain et les autres coronavirus/K.Andersen

Les scientifiques émettent deux scénarios : le premier est que le virus aurait pris son aspect pathogène chez un animal pour, ensuite, passer à l’Homme. Le second est qu’il n’aurait évolué qu’après avoir quitté son hôte animal, soit une fois s’être « installé » chez l’Homme.

Évidemment, la deuxième hypothèse est très inquiétante, d’autant plus qu’elle implique que des personnes pourraient être infectées, à nouveau, par une souche différente de cet agent pathogène.

Les scientifiques ne peuvent pas encore se prononcer quant à la justesse de l’une ou de l’autre pour le moment, mais ils espèrent y parvenir bientôt. Cela serait un grand pas vers la prédiction des futures épidémies.

Il est clair que la sensibilisation reste la meilleure arme contre ces tentatives de détourner l’opinion publique du problème essentiel qui est de vaincre la maladie et d’essayer de sauver le maximum de vies. Alors, soyons vigilants, le combat ne fait que commencer !


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