La nature, qui se veut aussi impressionnante que belle, nous fera toujours des surprises quand on s’y attendra le moins. Capricieuse, parfaite et pleine de mystères, elle nous fait voyager, rêver, mais également réfléchir sur ce qui la rend si imprévisible. La science nous aide à la comprendre et nous fournit les moyens d’en explorer les limites. 

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Cependant, au moment où nous pensons l’avoir cernée, elle s’arrange constamment pour nous étonner encore une fois !

Une découverte surprenante

L’une de ces dernières merveilles est en effet la découverte d’un oiseau gelé, mort il y a plusieurs millions d’années, mais encore en si bon état qu’on croirait qu’il date d’hier.

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C’est dans un tunnel minier près du village de Belaya Gora, dans le nord-est de la Sibérie, que ce spécimen a été retrouvé, très bien conservé dans le pergélisol.

Les chercheurs affirment qu’il s’agit du premier phénomène de ce genre jamais enregistré dans la région. Le décès non violent de l’animal, surnommé l’oiseau de glace, aurait empêché sa décomposition d’après les experts.

Tout a commencé lorsque des chasseurs locaux d’ivoire de fossiles ont déterré la carcasse à sept mètres de profondeur et l’ont remise au professeur Love Dalén du Musée suédois d’histoire naturelle.

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Après avoir analysé ces restes, le paléontologue et son collègue Nicolas Dussex, du Center for Paleogenetics de Stockholm, ont confirmé que cet ancêtre de l’alouette cornue moderne (Eremophila alpestris) vivait il y a près de 46 000 ans, pendant la dernière période glaciaire.

oiseau
Love Dalén / CFP de Stockholm

Des origines insoupçonnées 

Les ornithologues ont pu déterminer que l’oiseau était le parent de deux sous-espèces originaires de Mongolie et de Russie, probablement nées à cause des changements climatiques ayant eu lieu à cette époque.

Selon les déclarations du Dr Dussex à CNN, les dépôts progressifs de la boue et de la saleté, ainsi que la stabilité du sol, auraient certainement aidé à garder le corps presque aussi intact qu’à l’heure de sa mort.

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Dalén avoue être fasciné, voire ému, en songeant aux nombreuses espèces ayant vécu à la même ère. Il semble toutefois que « l’icebird » ne soit pas le seul à avoir réussi à résister aux effets du temps. 

Sergey Fedorov / Institute of Applied Ecology

On vient effectivement d’exhumer un canidé congelé de 18 000 ans provenant du même site. Les scientifiques sont en train de l’examiner pour déterminer s’il est question d’un loup ou d’un chien.

Cela laisse présumer que ces trouvailles sont loin d’être uniques et que ce terrain, et bien d’autres encore, n’ont pas fini de nous épater.

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