Le 11 août 2018, un groupe de paléontologues qui menait une expédition dans la région de Yakoutie en Sibérie s’est retrouvé nez à nez avec la dépouille d’un petit animal qui ressemble, à quelques détails près, à un poulain.

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Parfaitement intact, son corps est tellement bien conservé qu’il semble avoir perdu la vie il y a peu de temps.

Or, les toutes premières analyses effectuées sur le poulain ont pourtant démontré qu’il n’avait pas moins de 40 000 ans.

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Les recherches, qui sont toujours en cours à l’heure actuelle, nous en disent un peu plus sur ce mammifère venu d’une autre époque…

Une découverte surprenante et pour le moins inattendue

C’est à 660 km au nord de la capitale, dans le pergélisol sibérien (un sol constamment gelé depuis des millénaires que l’on retrouve dans les régions les plus froides de notre planète) que le petit poulain a été retrouvé.

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D’après les paléontologues, il a quelque 40 000 ans, ce qui implique qu’il a sans aucun doute vécu durant le Paléolithique supérieur.

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Michil Yakoklev, NEFU

Le poulain, relativement petit, ne mesure que 98 cm : âgé de 2 ou 3 mois maximum au moment où il a péri, les chercheurs ont été agréablement surpris par la conservation parfaite de son corps.

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En effet, la température immuable du pergélisol a permis aux organes internes, mais également à son corps (dont sa crinière, ses sabots, son pelage ou encore sa queue) d’être parfaitement préservé : « C’est la première découverte au monde d’un cheval préhistorique d’un si jeune âge et avec un niveau de conservation si étonnant » s’exclame le Docteur et Chef de laboratoire du Musée Mammoth de l’Université de Yakoutsk Semyon Grigoryev.

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Si le pergélisol sibérien avait déjà donné lieu à des découvertes d’espèces d’insectes, de microorganismes ou de quelques mammifères d’antan, jamais un poulain n’avait pu être étudié auparavant.

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Michil Yakoklev, NEFU

L’expertise toujours en cours

D’après les premières observations, ce poulain est un Equus Caballus Lenensis (ou « Cheval de Lena »), une espèce de chevaux sauvages aujourd’hui éteinte.

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D’un point de vue génétique, le jeune poulain est différent de ceux qui vivent actuellement dans la région de Yakoutie.

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Michil Yakoklev, NEFU

Bien que l’autopsie complète ne soit toujours pas terminée, les scientifiques sont confiants quant aux découvertes à venir sur le milieu naturel dans lequel il vivait ainsi que son mode de vie : « Nous étudierons le contenu de son intestin pour comprendre le régime alimentaire du poulain. L’autopsie sera effectuée plus tard » a déclaré le Docteur Grigoryev.

Cependant, nous savons que les scientifiques ont déjà effectué de nombreux prélèvements, notamment de poils, de tissus musculaires ou encore de liquides biologiques à l’intérieur de son estomac pour les analyser et en apprendre un peu plus sur le jeune poulain.

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Selon les chercheurs, il aurait probablement perdu la vie des suites d’une noyade ou peut-être à cause d’une sorte de « piège naturel », le corps de ce dernier ne présentant aucune plaie ni signe d’agression extérieure ou morsure quelconque.


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