Avec la propagation aussi dangereuse qu’incessante qu’est le COVID-19, la population mondiale est particulièrement susceptible à la panique. En ces temps de crise sanitaire, la moindre information crée une inquiétude générale avant même d’être confirmée. 

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Et c’est exactement ce qui est arrivé il y a quelques jours, lorsque le tabloïd chinois Global Times a partagé un tweet. 

D’après celui-ci, un jeune homme serait décédé dans un bus suite à la contraction d’un virus, et cette fois, il ne s’agirait pas du coronavirus. 

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Le diagnostic est tranchant : la victime est morte de l’hantavirus. Les 32 autres passagers auraient également effectué le test dépistage et un vrai mouvement de panique s’en est suivi.

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Global Times/Twitter

Cependant, les médecins et chercheurs à travers le monde se sont empressés de contenir la situation, rassurant les internautes dont les réactions ne se sont pas fait attendre. En effet, l’hantavirus n’a rien d’une pandémie.

Le patient atteint aurait présenté des symptômes similaires à une infection virale : fièvre, fatigue, ou encore courbatures. S’y ajoutent d’autres signes tels que les maux de tête, les vertiges, des frissons ainsi que des douleurs abdominales. 

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Le virus en question n’a cependant rien de nouveau, le premier cas ayant été enregistré pendant la guerre de Corée, en 1950. 

Cent quatre-vingt-dix Américains y ont succombé et 3 000 autres l’ont contracté. Depuis, 728 cas ont été décelés aux États-Unis entre 1993 et 2017 selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies. Enfin, le dernier cas mortel remonte à 1959.

Majoritairement basée dans les pays asiatiques et le continent américain, la contamination reste très rare. Et même si son taux de mortalité atteint les 38 %, sa rareté fait qu’il ne représente pas, à l’heure actuelle, un risque majeur. 

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Mode de transmission de l’hantavirus/TCHC

Ces chiffres sont bien la preuve que ce virus a été contenu depuis des décennies déjà. Autre fait intéressant, il ne s’inocule pas d’homme à homme. Le cas échéant, la victime l’aurait contractée d’un rat.

Le rongeur est bel et bien à l’origine de l’hantavirus et il est le seul à pouvoir le transmettre à l’être humain.

Pour qu’un individu soit contaminé, il faut qu’il entre en contact avec l’urine de l’animal, ses matières fécales, sa salive et, plus rarement, après avoir été mordu.

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Contrairement au COVID-19, la propagation de l’hantavirus reste alors très improbable, voire presque impossible.


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