Une petite planète de la taille de Mars, baptisée Théia en souvenir de la divinité grecque mère d’Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune), aurait heurté la Terre après sa formation il y a environ 4,5 milliards d’années. 

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Cet impact pour le moins impressionnant aurait causé l’arrachement d’une partie du manteau terrestre ainsi que la fragmentation complète et la vaporisation de ce corps céleste.

Des théories diverses

Selon l’hypothèse de l’impact géant, les astronomes pensent que cet objet a non seulement fusionné avec notre planète, mais qu’il a également fini par former notre satellite.

« Ce modèle était capable de prendre en compte les observations récentes d’échantillons retournés par les missions Apollo, dont la faible teneur en fer de la Lune par rapport à la Terre, l’épuisement en substances volatiles et l’enrichissement en éléments réfractaires » ont déclaré les chercheurs dans leur étude.

L’hypothèse de l’impact géant/Wikimedia Commons

Cette théorie a prédit que Théia constituerait environ 70 à 90 % de la Lune. Cependant, les isotopes d’oxygène collectés étaient très similaires à ceux de la Terre, mais totalement différents sur d’autres astres.

La première supposition serait que notre planète et Théia possèdent une composition identique. Quant à la seconde — qui paraît très improbable — serait qu’au moment de la collision, tout s’est mélangé.

Les experts ont tenté d’expliquer cette similitude, et c’est ainsi que l’idée que Théia ait fusionné avec le globe est née.

Théia au cœur des recherches

Certains proposent que le choc ait provoqué un nuage de poussière qui a conduit à la formation de la Terre et de la Lune. D’autres suggèrent que Théia et la planète bleue se sont développées l’une à côté de l’autre.

Le scientifique Erick Cano a opté pour une voie différente en se procurant des échantillons de plusieurs roches de la surface lunaire.

En modifiant le procédé d’analyse standard pour produire des mesures de haute précision, il s’est avéré que l’air variait selon le type de pierre testée.

Théia
Échantillon de roche lunaire/NASA

En effet, plus l’origine des matières était profonde, plus les isotopes étaient lourds, contrairement à ceux de la Terre.

« De toute évidence, la composition distincte des atomes d’oxygène de Théia n’a pas été complètement perdue par homogénéisation lors de l’impact géant » a conclu le chercheur.

Bien que très crédible, cette théorie a besoin d’être étayée par de nouvelles observations. C’est pourquoi les quelques roches encore disponibles sont précieuses étant donné que l’Homme n’a pas remis les pieds sur la Lune depuis 1972.


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