La lune a toujours été une source de fascination pour l’Homme, on le lit dans les romans et les poèmes de tous les temps.

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Il est vrai que son côté obscur lui confère une certaine mystériosité, mais ce que nous ne saurons pas non plus expliquer, c’est bien ce côté lumineux.

La quantification de la luminosité lunaire s’effectue grâce à des télescopes basés Terre. En raison de la brume atmosphérique terrestre qui constitue une sorte de bouclier, les mesures ne sont pas d’une grande exactitude.

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Il ya quelque jours, le National Institute of Standards and Technology a déclaré qu’en vue de mesurer l’intensité lumineuse de la lune avec moins de 1 % d’incertitude, un télescope a été envoyé par les scientifiques au-delà des nuages, sur un avion à haute altitude.

Les satellites d’observation de la Terre sont des superviseurs dans certains domaines tels que la météo, l’état des cultures notamment la prolifération d’algues dangereuses.

Pour ce fait, ils exploitent constamment la lueur de la lune pour vérifier le fonctionnement optimal de leurs capteurs. Ainsi, la connaissance de l’intensité de cette lumière pourrait augmenter la fiabilité et l’exactitude des données de ces satellites.

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Une nouvelle mission de capture de rayons lunaires, Airborne Lunar Spectral Irradiance Mission ou air-LUSI a été lancée. En effet, d’après la NASA, une série de vols de démonstration a été réalisée du 12 au 17 novembre. 

À une distance de 21 kilomètres au-dessus du sol, un télescope baigne au clair de lune durant 30 min à chaque vol tout en roulant sur l’aile d’un avion de la NASA.

Néanmoins, lancer un satellite dans l’espace pour une vue meilleure sur la Lune n’est pas si simple qu’on pourrait le penser. L’environnement hostile de l’espace affecte les instruments, et pourrait compromettre leur fonctionnement. 

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APOD – NASA

D’ailleurs, après la mission air-LUSI sur un vol court plutôt qu’en orbite, les scientifiques ont vérifié manuellement l’état de l’instrumentation suite à son atterrissage.

Si l’on estime que les mesures air-LUSI sont aussi précises que prévu, les observations prochaines des vols pourraient être associées aux données du télescope au sol afin d’obtenir un modèle plus exact de l’aspect de la lune à différents moments et endroits. 

De plus, afin d’évaluer l’intensité lumineuse de l’astre avec une incertitude inférieure à 1 %, Kevin Turpie, chef d’équipe de la mission air-LUSI et ses équipiers prévoient qu’il faudrait faire des observations air-LUSI durant différentes phases de la lune sur un minimum de trois ans.

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Hugh Kieffer, chercheur en étalonnage lunaire explique que la mesure du clair de lune avec une plus grande précision est envisageable dans le futur. 

Bien qu’il ne fasse pas partie de l’air-LUSI, celui-ci a modélisé la luminosité de la lune à l’aide d’observations au télescope au sol pour l’US Geological Surv.

Dans cette optique, on prévoit l’utilisation potentielle de ballons à haute altitude qui dépasseraient l’air-LUSI. 

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En comparant les observations d’un satellite pointé vers la lune et la véritable luminosité de cette dernière, les scientifiques arrivent à vérifier le bon fonctionnement de l’appareil. 

Cependant, ce test n’est pas évident lorsqu’il s’agit des étoiles ou du soleil. Les premières sont trop faibles et le second est trop brillant.

On espère que des techniques plus recherchées permettraient plus tard d’affiner les observations satellitaires et d’améliorer leur précision. 

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