Alors que beaucoup pensent que l’herbe est toujours plus verte de l’autre côté de « l’enclos », certaines exoplanètes sont là pour nous dire que ce n’est pas du tout le cas, bien au contraire. Il y en a qui sont si extrêmes qu’elles vous font vite passer l’envie de regarder ce qui se passe ailleurs, au-delà de notre système solaire.

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Les planètes de lave se caractérisent par des températures infernales, orbitant autour de leur étoile à une distance très courte. Cela est un signe qu’elles abritent plusieurs zones entièrement recouvertes de lave en fusion, à la surface.

Une récente étude, menée par des scientifiques de l’Université McGill, de l’Université York et de l’Indian Institute of Science Education, a révélé que l’un des ces astres, a une atmosphère et des phénomènes météorologiques très inhabituels. Que ce soit l’évaporation et la précipitation de roches, les vents supersoniques de plus de 5000 km/h ou l’étendue de magma n’en est qu’un simple exemple km de profondeur, ce sont toutes des conditions susceptibles d’en faire un environnement hostile et inconfortable.

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Le rapport publié dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, s’est intéressée à la situation sur une exoplanète rocheuse ; K2-141 b, pour anticiper son atmosphère et son futur cycle météorologique. Les experts ont conclu qu’ils pourraient devenir de plus en plus ardents avec le temps et que cette caractéristique finira par s’installer définitivement au bout du compte.

ESO/L. Calcada

Détecté avec du matériel ultra sophistiqué comme le télescope spatial « James Webb », la K2-141 b est en grande partie illuminée en permanence, étant maintenue figée gravitationnellement. La chaleur est si intense qu’elle fait fondre et vaporiser les roches. Le peu qui reste est évidemment plongé dans l’obscurité perpétuelle, soumis à un froid glacial (-200 C).

Les pluies rocheuses rappellent fortement celles observées sur Terre dans le cadre du cycle de l’eau, en impliquant du sodium, du monoxyde de silicium et du dioxyde de silicium. Cette vapeur minérale est, quant à elle, transportée par les vents supersoniques vers la partie sombre, les roches tombent dans un océan de magma ; et le cycle recommence indéfiniment.

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Les auteurs de l’article expliquent par ailleurs que le flux de retour de l’océan vers la partie éclairée de l’exoplanète prend tellement de temps que la constitution minérale ne va indéniablement pas garder son état actuel sur le long terme.

Si des données du télescope spatial Spitzer ont apporté de nouveaux détails sur les températures diurnes et nocturnes de K2-141 b, les spécialistes entendent tester la fiabilité de leurs prévisions. Le lancement, l’an prochain, du James Webb leur sera certainement d’une grande utilité.

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