On a bien vu qu’un séjour à bord de l’ISS est vraiment très pénible et peut engendrer des effets très graves qui peuvent persister très longtemps après le retour des astronautes sur Terre. Alors, imaginez ce que cela représenterait de survivre en dehors de la Station complètement à la merci des rayons UV, du vide, des températures instables et de la microgravité.

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Cela peut sembler impossible pourtant, une bactérie nommée Deinococcus radiodurans, y est parvenue. Au bout d’un an sur une plateforme externe à l’ISS, cette espèce était toujours en vie.

Les cellules bactériennes déshydratées avaient été exposées aux conditions spatiales les plus extrêmes sur l’installation prévue à cet effet. Une fenêtre en verre de dioxyde de silicium concentrait la lumière UV à une longueur d’onde en dessous de 190 nanomètres.

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L’étude menée par une équipe internationale d’Autriche, du Japon et d’Allemagne, a également mentionné un autre échantillon ayant achevé 3 années en apesanteur. Les chercheurs ont donc voulu déceler le mystère derrière la puissance de cette bactérie.

Images de microscopie électronique à balayage et à transmission (MEB et MET) de cellules de D. radiodurans récupérées après exposition à la LEO en milieu complexe.
a, b images MEB de cellules de D. radiodurans récupérées après exposition à la LEO. c, d images TEM de cellules de D. radiodurans récupérées après exposition à la LEO. e, f images MEB de cellules de D. radiodurans témoins au sol. g, h images TEM de cellules de D. radiodurans témoins au sol.
Emanuel Ott & al., Microbiome, 2020

En comparant celle qui était restée dans l’espace à celle placée sur l’orbite terrestre basse (LEO), toutes les deux réhydratées, ils ont conclu que les bactéries LEO avaient moins bien supporté l’expérience que la version témoin. Cependant, celles qui avaient réussi à s’en sortir indemnes étaient en très grande « forme », malgré quelques petits changements.

Elles étaient désormais recouvertes de bosses ou de vésicules et commençaient à montrer des signes d’auto réparation en plus de l’augmentation de la quantité de protéines et d’ARN.

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Selon eux, l’apparition de ce genre d’ampoules dans le cas présent, est une réaction au stress, favorisant la survie des cellules. D’un autre côté, les protéines contenues dans les vésicules aident à transférer de l’ADN, obtenir des nutriments ou transporter des toxines stimulant les mécanismes de défense contre les éléments ravageurs affrontés tout là-haut.

Ces résultats, publiés dans Microbiome laissent espérer qu’il sera possible pour les experts, d’explorer les zones les plus secrètes de notre système solaire, voire au-delà. Ils peuvent également expliquer dans quelles circonstances la vie terrestre peut être envisageable.

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