À la une de l’actualité depuis le début de l’année, le virus mortel Coronavirus en provenance de Chine possède désormais une nouvelle identité… 

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Une envergure mondiale

L’OMS avait précédemment baptisé le germe « maladie respiratoire aigüe 2019-nCoV » et la Commission nationale de la santé de la Chine a déclaré cette semaine qu’elle l’appellerait provisoirement « nouvelle pneumonie à coronavirus », ou PCN.

Officiellement nommé par l’Agence de santé des Nations Unies, le « Coronavirus » devient le « COVID-19 ».

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Le Directeur de l’Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus explique ce choix : « Co » signifie « Corona », « Vi » renvoie au mot « virus » et « D » à maladie (« disease » en anglais). Quant au « 19”, il correspond à l’année de l’identification du bacille.

Suivant les recommandations internationales de dénomination, le nom attribué au virus épargne les références géographiques, animales, les groupes de personnes ou encore les locutions évoquant la peur excessive tels que « inconnu » ou « fatal ».

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En effet, afin d’éviter la stigmatisation, l’OMS déconseille d’utiliser des termes comme Ebola ou Zika, qui ne sont autres que les lieux où ces affections ont été décelées pour la première fois et qui y sont maintenant liés de façon définitive dans l’esprit du public.

De même, les appellations « Syndrome respiratoire du Moyen-Orient » ou « grippe espagnole » risquent de réprimander toute une population. Aussi, le virus H1N1 a communément été surnommé « grippe porcine » en 2009. Même si la maladie était véhiculée par les humains, les répercussions sur l’industrie porcine ont été importantes.

COVID-19, déjà présent dans 25 pays, atteint des chiffres inquiétants : plus de 1 000 personnes sont décédées, et 42 000 infectées. Lors de la première conférence internationale sur la lutte contre le virus, M. Tedros déclare qu’il s’agit d’une urgence sanitaire mondiale.

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Vers l’éradication du Coronavirus

Dans l’espoir d’arrêter la contagion, environ 400 scientifiques ont participé à une réunion internationale de deux jours à Genève afin de se pencher sur la transmission du virus. Celui-ci proviendrait des chauves-souris et aurait atteint l’homme via d’autres espèces « intermédiaires » comme les serpents ou les pangolins.

Dans le cadre d’une mission internationale, l’OMS a envoyé une équipe avancée en Chine cette semaine pour examiner l’épidémie. La maladie a été identifiée pour la première fois dans un marché de nourriture et d’animaux à Wuhan : la ville étant verrouillée depuis, l’accès des experts y reste alors incertain.

Actuellement, il n’existe aucun traitement ni vaccin efficace contre le virus. C’est pourquoi l’OMS encourage les pays à partager leurs données de façon transparente. Une feuille de route pourra alors être établie, selon laquelle les chercheurs s’aligneront.

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coronavirus

Même si le développement d’un vaccin est un processus très long, plusieurs équipes d’experts en Australie, en Grande-Bretagne, en Chine, en France, en Allemagne et aux États-Unis s’affrontent pour trouver un antidote.

Ces travaux sont dirigés par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations, un organisme créé en 2017 pour financer les recherches relatives à l’épidémie d’Ebola qui a causé la mort de 11 000 personnes.

Il est possible que nous nous retrouvions dans la même situation qu’en 2002, lorsque la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a disparu avant qu’un vaccin n’ait pu être mis au point. 

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Il est à noter, toutefois, que le « COVID-19 » a une envergure plus importante et a entraîné un plus grand nombre de victimes.


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