Avec la dégradation continue de notre planète, les spécialistes de l’espace envisagent d’aller vivre ailleurs. Et ils sont en perpétuelle recherche de moyens pour rendre la vie possible sur d’autres surfaces.

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La Lune fait partie des potentiels remplaçants de la Terre. Les études se multiplient et les investigations sont lancées afin d’aménager au mieux le seul satellite naturel de notre globe.

En effet, si nous voulons nous y installer, il va falloir construire des habitats aux caractéristiques assez particulières. Le climat sur la Lune est drastiquement différent de celui que nous avons. Les températures varient entre 120 °C en journée et -130 lorsqu’il fait nuit.

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Il faut donc non seulement arriver à bâtir des logements qui permettront de garder une température ambiante supportable, mais aussi qui résisteront aux changements météorologiques conséquents. 

Un autre obstacle que rencontrent les astronomes est celui des moyens : les logistiques nécessaires à la construction sont trop lourdes et trop coûteuses. Ils ont alors commencé à se pencher sur un procédé afin d’y remédier et amener le moins de matériaux possible.

Au cours des recherches, il s’est avéré que l’urée était efficace pour l’édification de futures bases lunaires. Et en prime, elle est disponible sur place, puisque les astronautes useront de la leur. 

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urine
Construction couche par couche du matériau à base de 3% d’urée/A.Kjøniksen

L’urine est constituée de deux composantes principales : l’eau et l’urée. Cette dernière serait optimale pour la plastification du béton qui sera exploité pour réaliser des constructions sur la Lune. Ces structures deviennent plus flexibles, et, de ce fait, plus résistantes.

Dans l’optique de minimiser les transportations, il est convenu d’utiliser du régolite lunaire, de l’eau issue de glace présente dans certaines régions de l’astre et l’urée des astronautes. 

Selon Anna-Lena Kjøniksen, Docteure en astronomie à l’Université d’Østfold en Norvège, il n’est pas impossible que l’urine entière soit employée puisqu’elle contient une partie de l’eau nécessaire à l’opération.

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Ceci est aussi une façon de recycler, explique le Docteur Ramón Pamies de la Polytechnic University de Carthagène en Espagne. En effet, cela permettra de mettre à profit les déchets organiques laissés par l’équipe d’Apollo lors de leur mission en 1969 (un énorme tonneau y aurait été laissé !).

Plusieurs essais ont déjà été entamés et sont en attente d’être approuvés « reproduisibles » sur le satellite. En somme, les scientifiques sont très optimistes quant à la réussite de cette technique, et espèrent bientôt obtenir l’accord pour commencer à concrétiser ce projet.


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