Depuis que le COVID-19 a pris l’ampleur qu’il connaît aujourd’hui, l’inquiétude règne, et pour cause : nous sommes laissés dans le flou total. L’origine, le comportement et encore moins le vaccin de ce virus ne sont connus à l’heure actuelle. 

Avec aussi peu d’informations, tout le monde succombe à la paranoïa, ce qui donne naissance à bon nombre de théories autour de cette pandémie. Des plus politisées aux plus farfelues, l’imagination humaine n’a visiblement aucune limite. 

Une étude récente vient en réfuter la plus propagée : le COVID-19 n’est pas le fruit d’expériences laborantines, mais bel et bien un virus naturel. Plus encore, il aurait existé parmi nous durant des années, voire des décennies. 

Cette découverte surprenante est le fruit du travail d’une équipe internationale composée de spécialistes venant des États-Unis, de l’Australie et de la Grande-Bretagne. 

Alors que nous ne détenons pas toutes les réponses, il s’agit là d’un grand pas pour axer les recherches vers la bonne direction. Plus on élimine d’hypothèses, plus facile il est de cerner le vrai problème et d’y remédier. 

Le COVID-19 au microscope
Le COVID-19 au microscope électronique/NIAID

Pour l’instant, en ce qui concerne l’origine du SARS-CoV-2, les scientifiques les ont réduites à deux théories. Après avoir observé la façon très précise et efficace dont les protéines spiculaires du virus s’unissaient avec les cellules pulmonaires humaines, ils sont parvenus à une conclusion : le COVID-19 est le résultat de sélection naturelle. 

La première probabilité serait que cette sélection aurait eu lieu avant qu’il n’ait été transmis de l’animal à l’Homme.

Alors que les différents types de coronavirus animaliers ne sont pas suffisamment identiques, l’équipe de scientifiques affirme qu’il « existe énormément de variables du SARS-CoV-2 chez les chauves-souris et d’autres animaux » et que par conséquent, les échantillons dont nous disposons sont largement insuffisants. 

La deuxième possibilité serait la sélection post-infection. Francis Collins, Directeur du National Institute of Health, écrit dans son blog que le virus aurait été transmis à l’être humain bien avant qu’il ne soit apte de déclencher une pathologie.

Au fil des années et avec les changements que l’humanité a connus, le virus aurait muté et serait ainsi devenu capable de nous causer des problèmes de santé très sérieux, et parfois mortels.

En attendant d’en savoir plus, les mesures de sécurité demeurent les mêmes : rester chez soi, se laver régulièrement les mains, le visage, et désinfecter les surfaces aussi souvent que possible. Et pour aider davantage à lutter contre cette pandémie, c’est par ici.


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