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La raison pour laquelle les astéroïdes dangereux se dirigeant vers la Terre sont-ils si difficiles à détecter


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NASA.

L’univers du cinéma a souvent mis en scène des films catastrophe dans lesquels la Terre était menacée de destruction par un gigantesque astéroïde. Et bien souvent, un super héros réussissait miraculeusement à écarter le danger à l’aide de ses pouvoirs surnaturels. Un scénario de la sorte ne s’est encore jamais produit dans la vraie vie, et on peut s’estimer heureux quand on sait que les superhéros n’existent pas (jusqu’à preuve du contraire !).

Mais il arrive parfois que des astéroïdes assez volumineux frôlent notre planète. Les avancées scientifiques des dernières décennies nous permettent le plus souvent de les détecter en avance, mais il arrive que certains passent entre les mailles du filet.

Une marée d’objets gravitant dans le système solaire

Le 18 décembre 2018, un astéroïde de plusieurs dizaines de mètres s’est désintégré provoquant au passage une gigantesque explosion au-dessus de la mer de Béring en Russie. L’énergie produite par cette déflagration est 10 fois supérieure à celle de la tristement célèbre bombe larguée sur la ville d’Hiroshima au Japon.

La formation des planètes a impliqué le largage d’un nombre incalculable de débris dans le système solaire. La majorité d’entre eux est retenue dans des réservoirs à distance de la Terre. Ceux-ci sont représentés par la ceinture d’astéroïdes, la ceinture d’Edgeworth-Kuiper et le nuage d’Oort.

Toutefois, ils rejettent différents débris dans les orbites planétaires de manière continue. De telle sorte que le système solaire interne se retrouve submergé d’innombrables objets de tailles diamétralement opposées. Il est en effet possible de retrouver des tâches de poussière microscopiques graviter aux côtés d’astéroïdes dont le diamètre est de l’ordre du kilomètre.

Dieu merci, la quasi-totalité des débris qui heurtent notre planète ne cause aucun dégât, mais il y a eu quelques exceptions depuis la nuit des temps. L’exemple le plus connu est l’impact dévastateur qui a exterminé les dinosaures il y a 65 millions d’années.

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AlexAntropov86/Pixabay

Problème de taille

Plus récemment, les collisions à Tunguska en 1908 et à Tcheliabinsk en 2013 ont rappelé à l’homme qu’il n’était pas complètement à l’abri d’une catastrophe de grande envergure. Et même si certains avancent que ces impacts ne se produisent qu’une fois tous les cent ans, il n’y a en réalité aucune preuve pour confirmer cette hypothèse.

Même si les études pour détecter le rapprochement d’objets dangereux ont connu des avancées notables au cours des dernières décennies, le nombre de débris non détectés demeure important. Ceci est en partie lié à la taille de l’objet et à sa proximité de la Terre.

La lumière du soleil sera nettement plus réfléchie par une grosse comète, ce qui aura pour conséquence de mieux l’éclairer à une certaine distance de notre planète. Autrement dit, plus un objet est petit, plus il doit se rapprocher de la Terre pour être détecté.

Hélas, les astéroïdes de la taille de celui de l’évènement de Tcheliabinsk sont considérés comme minuscules. Leur repérage n’est possible qu’à une distance assez proche de la planète bleue.