Nous sommes au 21e siècle et pourtant, l’humanité ne s’est pas encore débarrassée des maux qui la ravagent depuis des siècles. Au cœur du continent africain, et plus précisément la République démocratique du Congo (RDC), le virus de l’Ebola est toujours d’actualité et dévore de nombreux habitants.

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Pendant que le monde est engagé dans une course vers un vaccin contre le dernier coronavirus, celui contre l’ebolavirus Zaïre semble avoir vu le jour, et promet d’éradiquer le germe pour toujours.

En effet, la Food and Drug Administration (FDA) vient d’approuver le médicament tant attendu, créé par Regeneron Pharmaceuticals. Il s’agit d’un mélange d’anticorps, qui protègerait les adultes et les enfants contre l’infection à l’ebolavirus Zaïre.

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Largement testé en 2019, le remède a été approuvé et certifié sûr, pour réduire la mortalité chez les personnes atteintes par le virus, avec une efficacité maximale en début d’infection.

Commercialisé sous le nom Inmazeb, le médicament dit « REGN-EB3 » sera administré, en plus de Ervebo de Merck — premier vaccin contre l’Ebola, et validé par la FDA — afin de lutter contre les points d’épidémies répandues en Afrique.

Image colorisée montrant des particules virales Ebola (en bleu) bourgeonnant d’une cellule VERO E6 réalisée par microscopie électronique à balayage en juin 2014
NIAID/Wikipedia Commons

George D. Yancopoulos, Président et Directeur scientifique de Regeneron Pharmaceuticals, explique que l’approbation du traitement par la FDA est une étape importante dans l’amélioration de la santé sanitaire au Congo. 

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En effet, le 1er juin 2020, a été annoncée la 11e épidémie d’Ebola dans le pays, et le 2 septembre dernier a clôturé un bilan de 47 morts. De plus, la 10e épidémie avait déjà ôté la vie à 2 299 personnes.

Lorsqu’il est présent dans l’organisme, ebolavirus Zaïre utilise des molécules clés pour infecter le corps. Ces « glycoprotéines » se fixent sur des récepteurs à la surface des membranes biologiques, et constituent une porte d’entrée au germe à l’intérieur de la cellule, où les conditions sont optimales pour sa multiplication, et donc sa propagation.

Dans son mécanisme d’action, l’Inmazeb libère des anticorps qui se lient spécifiquement aux glycoprotéines en question, bloquant ainsi le site d’action au niveau du récepteur, et donc le passage du virus dans le milieu intracellulaire. De ce fait, il y a inhibition de la prolifération du germe dans le corps.

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Comme tout médicament sur le marché, Inmazeb n’est pas dénué d’effets indésirables. Parmi ceux-ci figurent des vomissements, de la fièvre, et des frissons, une tachycardie et une tachypnée — respectivement l’accélération du rythme cardiaque et celle de la respiration. 

Ici, les particules du virus Ebola (en vert) sont trouvées à la fois en particules extracellulaires et comme particules en bourgeonnement provenant d’une cellule rénale (en bleu) de singe vert africain infectée de manière chronique (Grossissement : 20 000 x)
BernbaumJG/Wikipedia Commons

Notons que les symptômes précédents sont également liés à l’infection par le virus de l’Ebola, et sont donc observés avec ou sans le traitement.

Dans le cadre de l’utilisation d’urgence surveillée des interventions non enregistrées et expérimentales (MEURI), Regeneron Pharmaceuticals tente de délivrer le vaccin gratuitement pour les populations vivant actuellement en pleine détresse liée à l’épidémie en RDC.

La société pharmaceutique ne s’arrête pas là, et tente d’orienter ses recherches vers un futur traitement du COVID-19, nommé REGN-COV2, et utilisé par le Président des États-Unis, Donald Trump, dans sa lutte contre le virus.

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De nombreux vaccins à travers le monde ont été développés et promettent une grande efficacité contre le SRAS-CoV-2, toutefois, les phases expérimentales ne sont pas encore achevées, notamment pour le REGN-COV2.


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