La maison Blanche vient d’annoncer que le Président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, recevra un traitement contre le COVID-19, dans un hôpital militaire en dehors de la capitale, dans les prochains jours.

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Cette décision a suscité quelques suspicions quant à la gravité de son état de santé, surtout depuis la déclaration de son attaché de presse, Kayleigh McEnany, selon laquelle il devra travailler depuis Walter Reed, pendant une courte période, sur ordre de son équipe médicale.

Trump, âgé de 75 ans, avait par ailleurs pris un médicament non prouvé sous forme d’anticorps Regeneron, mais qui sera évalué incessamment par les experts pour pouvoir planifier la suite du programme.

Notons toutefois que la Première dame, Melania Trump, 50 ans, également atteinte de coronavirus, partage la mise en quarantaine aux côtés de son mari. Par ailleurs, le médecin urgentiste et instructeur au Brigham and Woman’s Hospital de Boston, Jeremy Faust, n’est pas très enthousiaste à l’idée de donner au Président un traitement qui est encore sous essais cliniques.

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Rejoignant son collègue, Vinay Prasad, de l’Université de Californie à San Francisco, ne conçoit pas du tout qu’on puisse faire bénéficier un individu d’une telle distinction en égard à sa position politique et sociale, même s’il s’agit de l’homme le plus puissant du monde.

The White House/Flickr
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Cependant, le PDG de Regeneron, Leonard Schleifer, affirme que d’autres patients se sont déjà vu accorder la même faveur et qu’il était ravi de pouvoir rendre ce service au couple présidentiel.

La bonne nouvelle, c’est que les premiers tests du médicament Regeneron sont assez prometteurs, d’autant plus que celui-ci a montré une certaine efficacité dans la réduction de la puissance du virus, tout en accélérant la rémission des malades soignés chez eux. Il s’agit du REGN-COV2, une combinaison de deux anticorps, ou « cocktail », dans le cadre d’une stratégie visant à obliger le virus à muter pour contrer l’un des deux.

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Les patients hospitalisés auront bientôt les résultats des essais menés en parallèle concernant la performance de ces anticorps dans leur situation. En leur qualité de protéines anti-infectieuses produites par le système immunitaire, ces derniers ont la capacité d’annihiler l’action des agents pathogènes. C’est selon ce concept que l’on a développé les vaccins ; c’est-à-dire pour aider le corps à créer ses propres défenses.

Alternativement, les spécialistes envisagent la possibilité d’employer ceux contenus dans le sang de patients guéris. Malheureusement, ce plasma de convalescence, comme l’appellent les scientifiques, ne peut pas être promu au rang d’un véritable traitement. L’autre solution résiderait dans la sélection des meilleurs anticorps fabriqués par les personnes récupérées, pour en produire davantage.

Bien que la société américaine n’ait pas encore obtenu l’approbation pour son médicament, tout semble indiquer que cela ne saurait tarder, les tests préliminaires permettent de l’espérer en tout cas.


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