La barre des 5 000 décès vient d’être franchie en Italie, pays le plus affecté par la pandémie du COVID-19 qui n’a épargné aucune région de la planète.

La Chine, premier foyer de l’épidémie, commence à voir le bout du tunnel avec aucun nouveau cas depuis plus de 72 heures et une diminution considérable du nombre de personnes atteintes. 

L’Italie, qui enregistre une augmentation constante des morts, connaît malheureusement le sort inverse. Bien que le coronavirus contamine sans distinction d’âge ou de sexe, un fait assez étrange a été constaté dans ce pays d’Europe du Sud.

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En effet, selon l’Agence italienne de Recherche en Santé publique, plus de 70 % des décès dues à cette pathologie concernent des patients de sexe masculin.

Les épidémiologistes chinois ont relevé la même chose, avec un taux de 66 % d’hommes décédés. 

Les scientifiques ne parviennent pas à expliquer cet écart, mais suggèrent toutefois que la raison pour laquelle la gent féminine est moins susceptible de succomber au virus est liée à leur hygiène de vie et à la ténacité de leur système immunitaire. 

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décès
Taux de mortalité du COVID-19/OMS

En chine et à cause de certains facteurs culturels, les hommes sont plus enclins à fumer et à boire, ce qui a pour conséquence d’affaiblir leur organisme qui n’est plus en mesure de produire les anticorps capables de venir à bout du COVID-19. 

Le taux de 70 % évoqué par l’Agence italienne de Recherche en Santé publique a été légèrement contredit par d’autres résultats publiés dans la revue médicale The Lancet qui avance un ratio de 80 % d’hommes contre 20 % de femmes. 

Les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé confirment cette tendance, avec 2,8 % d’hommes décédés pour 1,7 % de femmes sur la totalité des patients disparus. 

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Le Professeur Paul Hunter de l’Université d’East Anglia déclare que « les femmes sont intrinsèquement différentes des hommes dans leur réponse immunitaire ».

Cela signifie que pour des facteurs biologiques que nous ignorons, les personnes de sexe féminin possèdent de meilleurs moyens de lutte contre le stress et certaines maladies. 

Cette caractéristique explique, entre autres, pourquoi les femmes souffrent plus souvent d’affections auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, étant donné que leur système immunitaire réagit de façon trop intense. 

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