Les catastrophes naturelles peuvent engendrer des conséquences dramatiques, menaçant la vie des populations, des espèces animales et végétales. 

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D’autant plus que ces phénomènes sont nombreux et souvent imprévisibles, comme les tremblements de terre ou les éruptions volcaniques, réputées spectaculaires.

D’ailleurs, celle de Toba, en Inde, qui s’est déclarée il y a 74 000 ans n’est probablement pas ce que nous pensions autrefois.

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Une théorie controversée

Selon la théorie de la catastrophe de Toba, le volcan avait projeté tellement de débris qu’il a fait penser à l’avènement d’une nouvelle ère glaciaire ne laissant que très peu de rescapés.

Dernièrement, un groupe d’experts d’Asie et d’Afrique ont soumis l’éventualité que les répercussions ne fussent pas dévastatrices au point de conduire l’humanité à la limite de l’extinction.

De plus, la découverte d’une ancienne fabrique d’ustensiles composés de roches résistantes suggère que les humains ont été présents dans la vallée pendant 80 000 ans, avant et après le cataclysme.

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Chris Clarkson/Nature Communications

« Les populations de Dhaba se servaient d’outils en pierres similaires à ceux utilisés par l’Homo sapiens en Afrique à la même période », a déclaré l’archéologue Chris Clarkson de l’Université du Queensland.

« Le fait que ces boîtes à outils n’aient pas disparu au moment de l’éruption de Toba ou aient changé de manière surprenante peu de temps après indique que les peuples ont survécu à la soi-disant catastrophe et ont continué à créer des instruments leur permettant de modifier leur environnement. » ajoute-t-il. 

De nouveaux indices

Par ailleurs, au moment de l’éruption volcanique, notre espèce traversait justement un épisode de réduction sévère de la population, entraînant une baisse de la diversité génétique ; le cataclysme semblait être une raison plausible à cette nouvelle expansion démographique.

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Néanmoins, l’hypothèse selon laquelle l’éruption volcanique a provoqué un refroidissement extrême n’a pas pu tenir face aux nouvelles preuves scientifiques en provenance du sud de l’Inde et d’Afrique du Sud.

Celles-ci ont apporté encore plus d’appui à l’idée que les populations mondiales ont non seulement survécu à la catastrophe de Toba, mais qu’elles auraient même pu prospérer dans son sillage.

éruption
Chris Clarkson/Nature Communications

En somme, l’étude atteste que les pierres sont incontestablement d’origine humaine, reliant les points de migration précoce de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est, puis à la Grande Terre du Sud. Cette technique particulière de l’outil aurait également été utilisée par les Néandertaliens.

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Ainsi, l’anthropologue Stanley Ambrose a reconnu qu’il pensait qu’il était impossible de déterminer la race exacte qui a fabriqué ces derniers, même si certains ne sont pas convaincus qu’ils aient été conçus par l’Homo sapiens.

Quoi qu’il en soit, peu importe que les pierres aient été créées par d’anciens hominidés ou pas, la finalité est que ce n’était tout simplement pas le volcan qui a eu raison d’eux.

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