Les volcans sont probablement ce que la nature nous offre de plus fascinant et de plus dangereux à la fois. Une simple éruption peut engloutir une ville entière. Suscitant l’intérêt des spécialistes, ce phénomène fait l’objet de nombreuses études un peu partout dans le monde.

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On pensait pouvoir les prédire suffisamment longtemps avant qu’elles n’aient lieu pour évacuer les zones à risques, seulement, certains volcans ne préviennent pas et ne nous laissent pas le temps de comprendre les signes antérieurs à l’évènement.

La Nouvelle-Zélande est une destination touristique absolument magnifique, pourtant elle est aussi connue pour ses nombreux volcans, dont le White Island qui produit des éruptions, parfois explosives et soudaines.

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Lundi 9 décembre, 47 touristes ont été surpris par son éruption, au large de la côte de la Nouvelle-Zélande. Parmi les personnes secourues, 3 sont sorties de l’hôpital, 5 ont malheureusement péri et huit sont portées disparues. 31 blessés sont encore en soins.

Ce matin, la Première ministre néo zélandaise Jacinda Ardren a tenu à rendre hommage aux équipes de secours qui sont intervenues par voie aérienne. À l’heure actuelle, les forces de sécurité étudient les possibilités d’une autre opération de récupération.

Cette dernière a été qualifiée d’impulsive et de courte durée par les volcanologues de GeoNet, qui parlent d’un panache de cendres pouvant atteindre les trois kilomètres au-dessus de l’évent.

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Dans ce genre d’éruptions, le magma est peu profond et les eaux de surface mais aussi souterraines sont affectées par la chaleur et le gaz, ce qui aide à former des systèmes hydrothermaux vigoureux. De ce fait, l’eau piégée à l’intérieur des pores de roches subit la pression de tout changement du niveau d’eau du lac, ou de n’importe quel apport de gaz par le bas.

La vapeur qui en résulte peut entrainer une éruption hydrothermale ou phréatique soudaine et sans préavis. L’eau se dilate avec une si grande vitesse que le liquide peut atteindre 1700 fois son volume d’origine. Il va sans dire que cela pourrait avoir des effets catastrophiques, comme briser les roches, creuser des cratères ou éjecter des fragments de roche et de cendres à des centaines de mètres de l’évent.

Il y a déjà eu des antécédents en Nouvelle-Zélande où de pareilles éruptions ont projeté des matériaux à plusieurs kilomètres de l’évent.

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Lors de celles-ci, les éjections violentes de blocs chauds et de cendres, en plus des courants semblables à des ouragans de poussières humides et de particules grossières, peuvent être mortelles. Il est vrai qu’elles sont de courte durée, mais peuvent être suivies d’autres plus petites, rééquilibrées par le système.

Malheureusement, il existe d’autres endroits en Nouvelle-Zélande où cela peut se produire. D’ailleurs, 60 éruptions hydrothermales ont eu lieu au cours du siècle dernier dont certaines ont causé des pertes humaines. De tels évènements seraient susceptibles de se produire dans certaines zones de l’île comme le mont Ruapehu et le mont Tongariro.

Il est quasiment impossible d’anticiper les éruptions volcaniques hydrothermales, car les déclencheurs restent incompris. La seule possibilité consiste à suivre la pression potentielle de vapeur et de liquide dans les systèmes hydrothermaux.

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La Nouvelle-Zélande a été plus chanceuse que d’autres parties du monde qui ont connu le même genre d’éruptions mortelles, comme celle du mont Ontake, en 2014, au Japon.


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