L’épidémie de coronavirus a pris une ampleur et c’est sans précédent : 80 pays à travers le monde sont touchés avec un nombre de plus en plus élevé de victimes, soit plus de 100 000 personnes atteintes et 3526 décès depuis début janvier.

Publicité

Nous avons tous appris, via les recommandations qui passent en boucle dans les médias, les principaux symptômes de cet agent pathogène et la façon la plus efficace pour s’en protéger, mais peu d’entre nous savent comment il attaque le corps humain. 

Le coronavirus cause de très graves lésions pulmonaires qui conduisent, dans certains cas, à des pneumonies fatales. Il agit en s’agrippant dans les parois internes du poumon dans lesquelles il commence à se reproduire avant de s’en prendre aux cellules saines en cours de développement.

Ces dernières, lorsqu’elles sont mortes, se mettent à tomber et à se multiplier à l’intérieur de l’organe. Suite à cette accumulation inutile, la respiration devient difficile et d’autres infections se déclenchent. 

Le système immunitaire en prend également un coup étant donné qu’il est le premier à réagir en tentant de combattre la maladie.

En fonction des personnes touchées et de leur degré de vulnérabilité influencé par l’âge et certaines affections chroniques, des dommages plus ou moins sérieux peuvent aussi survenir au niveau du cœur, de l’estomac des reins ou encore du foie. 

coronavirus
Health emergency office/Johns Hopkins University

Selon le Professeur et biologiste à l’Université de Kingston Mark Fielder, la présence de liquide dans les voies respiratoires due à une infection pulmonaire est le principal élément qui a entraîné la mort dans la majeure partie des cas.  

Il ajoute que les scientifiques sont parvenus à repérer les types de cellules les plus touchées par le COVID-19 : les cellules dites caliciformes et ciliées. En plus d’empêcher l’installation de poussière et de bactéries, leur rôle est de maintenir un taux précis d’humidité dans les poumons. 

Le Professeur Fielder déclare que ces cellules qui sont d’une grande utilité à l’organisme sont gravement infectées par le virus. C’est donc double peine pour la personne malade.

En effet, non seulement, ses poumons ne sont plus protégés, mais en plus, ce cumul de tissus morts bloque la respiration, les obstruent et engendrent une pneumonie sévère.

James Cherry, Professeur à l’Université de Californie à Los Angeles, affirme que tous ces problèmes pulmonaires peuvent réduire considérablement la quantité d’oxygène dans le corps et ainsi affamer des organes qui en ont besoin pour fonctionner de manière correcte. Ce phénomène est observé surtout chez les sujets les plus sensibles. 


Partagez l'article

>