La pollution par le plastique menace les écosystèmes, la faune et la flore. Si nous continuons dans cette direction, nous conduisons le monde à sa perte. Il y aura sans doute plus de déchets que de poissons dans les océans d’ici quelques années seulement.

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Plusieurs objectifs contre cette substance ont été atteints jusque-là grâce à l’engagement de gouvernements, d’entreprises et d’individus, mais cela reste encore insuffisant face à l’ampleur des dégâts.

L’avenir de la planète repose peut-être sur ces chenilles mangeuses de polyéthylène…

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Une solution miracle

Des chercheurs de l’Université de Brandon (BU) ont percé le secret de la « chenille très affamée » du grand papillon de cire Galleria mellonella.

Cette dernière possède une faculté surprenante, celle de décomposer un type de plastique utilisé dans les emballages et les conditionnements alimentaires, appelé polyéthylène.

La revue Proceedings of the Royal Society B, rapporte que ces larves ont la capacité de survivre pendant plus d’une année en ayant comme unique ressource cette matière.

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Dans leur milieu naturel, ces vers consomment de la cire d’abeille au niveau des ruches — qui sont dans leur composition et dans leur structure en chaînes — similaires au polyéthylène, d’où cette facilité à l’assimiler.

« Nous avons fait quelques essais avec d’autres plastiques et ils semblent indiquer que le polyéthylène n’est pas le seul dont elles peuvent se nourrir », a annoncé le Docteur Christophe LeMoine, auteur de l’étude du Département de biologie de l’Université de Brandon.

Les experts ont démontré que cette capacité remarquable est due à une sorte de bactéries vivant dans l’intestin des chenilles.

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Aussi, l’unique substance produite suite à la décomposition est une forme d’alcool appelée « glycol ».

chenille mangeuse de plastique
Larve mangeuse de plastique.
CSIC/Cesar Hernandez

Une précieuse source d’informations

« Les bactéries mangeuses de plastique sont connues, mais isolément, elles les dégradent à un rythme très lent », a reconnu le Dr LeMoine dans un communiqué.

« De même, lorsque nous avons traité les chenilles avec des antibiotiques pour réduire leurs bactéries intestinales, elles n’ont pas pu le décomposer aussi facilement.

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Il semble donc qu’il existe une synergie entre les bactéries et leurs hôtes, ce qui accélère sa détérioration. »

Même si les scientifiques sont habitués à l’idée de recourir à des bactéries ou des champignons exploiteurs de plastique, ces micro-organismes mettent beaucoup de temps à exécuter cette tâche. De leur côté, les larves de phalènes sont avides et d’une rapidité inégalée.

En effet, l’étude atteste que 60 chenilles sont capables de neutraliser plus de 30 centimètres carrés d’un sac à provisions en moins de 7 jours.

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Bien que ces « plastivores » microscopiques ne puissent résoudre tous les soucis de pollution de la Terre, ces derniers seront néanmoins utiles dans la recherche afin d’aider à réduire le désastre.

« Si nous pouvions mieux comprendre comment les bactéries agissent avec les vers et quelles conditions les font proliférer, peut-être que ces informations peuvent être utilisées pour concevoir de meilleurs outils pour éliminer les plastiques et les microplastiques de notre environnement. » a déclaré le Dr Bryan Cassone, un autre auteur de l’expérience.

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