Si plus de 72 % de la surface de la Terre est recouverte d’eau, cela ne signifie malheureusement pas que tous les États sont égaux face à son utilisation.

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Paradoxalement, l’eau est même plutôt une denrée rare dans certains pays, et ce, même si son importance vitale n’est plus à présenter.

Tandis que ces inégalités se creusent toujours un peu plus au fil du temps, des experts se sont intéressés à l’évolution de ce problème et tout porte à croire que l’avenir est annonciateur de très mauvaises nouvelles en matière de stabilité politique : en effet, d’après eux, une guerre de l’eau pointe le bout de son nez dans certaines zones du monde, et risque d’arriver plus rapidement que l’on ne le pensait…

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Un constat triste, mais qui arrive à grands pas

Selon une étude menée par des scientifiques du Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne, les risques que le monde connaisse, dans un avenir proche, de graves « problèmes hydropolitiques » sont particulièrement élevés.

Comme le rappelle le dernier rapport des Nations Unies, le réchauffement climatique entraine, petit à petit, un assèchement de la planète et, à fortiori, une pénurie d’eau qui commence à se faire ressentir de plus en plus.

Partant de ce constat, les chercheurs ont tenté de déterminer les conséquences qui sont amenées à en découler, et c’est sans l’ombre d’un doute que nous fonçons tout droit vers une guerre de l’eau.

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Pour en arriver à cette conclusion, les experts ont pris en compte plusieurs données, notamment l’accès à l’eau potable de chaque pays, leur croissance démographique, leur situation géopolitique globale ainsi que les différents barrages qui existent dans le monde actuellement.

Et d’après les résultats, il y aurait entre 74 et 94 % de chance pour qu’un conflit armé voie le jour entre 2050 et 2100, surtout là où se trouvent des bassins transfrontaliers.

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« Cela ne signifie pas que chaque cas entrainera un conflit. Cela dépend de la manière dont les pays sont préparés et équipés pour coopérer » tente de rassurer malgré tout le Professeur et auteur principal de l’étude Fabio Farinosi de la Commission Européenne.

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De nombreux pays à surveiller pour éviter la catastrophe

Si cette guerre de l’eau doit arriver, elle se déclenchera à coup sûr dans les régions entourées de larges fleuves comme c’est le cas en Asie avec la présence du Brahmapoutre, du Tigre-Euphrate ou de l’Indus, mais également autour du Nil en Afrique du Nord-Est.

En ce qui concerne les pays d’Amérique, le fleuve Colorado, situé entre les États-Unis et le Mexique, risque également d’accroitre les tensions.

Évidemment, absolument rien ne dit que ces conflits d’ordre hydropolitiques ne pourront pas être réglés uniquement par voie diplomatique et totalement pacifique, mais rien n’est jamais sûr, surtout lorsque l’on sait que certains dirigeants en ont déjà parlé par le passé : « Le seul problème qui puisse amener l’Égypte à reprendre la guerre est l’eau » avait déclaré le Président égyptien Anwar Sadat à la fin des années 1970.

D’ailleurs, le Nil est considéré comme le point d’eau le plus inquiétant d’entre eux par les auteurs de ladite étude, car nous savons qu’il irrigue pas moins de 10 États africains différents, à savoir l’Égypte, le Soudan, le Burundi, l’Éthiopie, le Rwanda, l’Ouganda, Érythrée, le Congo, la Tanzanie ainsi que le Kenya.

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