La NASA en est maintenant certaine ; il y a bel et bien de l’eau sur la Lune. Les scientifiques suspectent cette présence depuis 2009, mais ils sont toujours perplexes à cause des longueurs d’onde utilisées dans les recherches de l’époque. Ce n’est qu’en changeant de méthode qu’ils ont pu confirmer leurs suppositions, sans aucune équivoque.

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Le responsable de l’incertitude concernant les conclusions de 2009 est le fait qu’elles ont été obtenues à partir de données relevées dans la bande infrarouge de 3 micromètres. Cela laissait alors présager deux supposions ; la première impliquait l’eau et l’autre faisait référence à un composé hydroxyde différent fait, lui aussi, d’hydrogène et d’oxygène.

Pour en avoir le cœur net, l’astronome Casey Honniball du NASA Goddard Space Flight Center, et son équipe ont décidé d’étudier de près la longueur d’onde susceptible de les aider à faire le bon diagnostic.

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Pour effectuer une détection sur une bande de 6 micromètres, on a besoin de l’Observatoire Stratosphérique pour l’Astronomie Infrarouge (SOFIA). Ce télescope, piloté dans un avion au-dessus de la quasi-totalité de l’atmosphère terrestre, est le seul à être capable d’un tel exploit. Il s’élève bien au-dessus de la vapeur d’eau de la Terre pour pouvoir observer nettement la lumière de micromètres qui peut alors passer à travers.

Bien que la Lune n’abrite pas de lacs liquides à la surface comme on serait bien tenté de le croire, l’eau pourrait y être présente sous plusieurs formes. Quoi qu’il en soit, les abondances détectées par les experts étaient d’environ 100 à 400 parties par millions, exactement le même résultat que celui de 3 micromètres révélé par le Moon Mineralogy Mapper.

Les régions ombragées en permanence (bleu) couvrent environ trois pour cent du pôle sud de la Lune.
NASA’s Goddard Space Flight Center

Honniball serait plutôt d’avis que l’eau identifiée sur la Lune est en verre. Elle renvoie à un impact avec une météorite qui aurait fait fondre un matériau lunaire. Celui-ci se refroidissant aussitôt, se transformerait en verre piégeant une partie de l’eau résultant éventuellement de la collision.

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Pour sa part, Paul Hayne de l’Université du Colorado à Boulder et ses collègues ont mené une autre recherche sur les régions d’ombre permanentes dans les cratères polaires où les températures sont toujours inférieures à -163 degrés C, qu’ils croient assez froids pour cacher des plaques de glace d’eau.

Selon leurs calculs, ces étendues pourraient couvrir une surface de 40 000 kilomètres carrés, principalement au pôle sud.

À la lumière des deux rapports, publiés dans Nature Astronomy, la NASA a l’intention d’installer une base lunaire parallèlement à la mission Artémis. Ils estiment qu’une source d’eau est un avantage pour les membres de l’équipage qui auraient de quoi s’abreuver, cultiver des champs et en extraire du carburant pour leur fusée.

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Les auteurs espèrent désormais avoir plus de détails sur l’origine, l’emplacement et la façon dont ils pourraient la trouver pour pouvoir l’exploiter du mieux possible.


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