Dans le cadre de la recherche pour de nouveaux traitements pour lutter contre le nouveau coronavirus, les experts sont en train de travailler sur un modèle vivant de poumon cultivé en laboratoire et créé à partir de cellules souches humaines. Celles-ci ayant la réputation de réparer les dommages subis par nos poumons, ont montré des effets intéressants face au SARS-CoV-2.

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En effet, associée à une solution de croissance personnalisée, une seule unité autorégénérescente est capable de se multiplier en un million d’autres cellules dans ce que l’on appelle « alvéoles ». Ce sont des sacs en forme de ballons qui sont généralement ravagés par le virus dans les pires cas conduisant à la mort. Les scientifiques pensent que cela est dû aux cytokines, mais ils essayent toujours d’en savoir plus sur le processus qui a conduit à de telles lésions.

Facile à manipuler et à étudier, l’organoïde est donc un moyen de comprendre le déroulement des démêlées entre les molécules. Il comprend un seul type de cellule souche ou cellule épithéliale alvéolaire de type 2 aux propriétés assez puissantes pour s’auto renouveler tout en se distinguant d’autres cellules pulmonaires et le plus important, de désactiver le virus.

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En fait, le virus s’est très rapidement propagé dans le mini modèle dès son injection en formant des alvéoles, ce qui a provoqué une réaction inflammatoire anéantissant complètement les cellules touchées et de ce fait le virus lui-même.

Pour sa part, l’épidémiologiste Ralph Baric, qui est également microbiologiste et immunologiste à l’Université de Caroline du Nord, estime que cette méthode basée sur des cellules aux cultures non purifiées relève tout simplement de l’exploit.

Hiroaki Katsura & al./Cell Stem Cell

L’enquête, publiée dans Cell Stem Cell, a par ailleurs révélé que la réponse inflammatoire liée au SARS-CoV-2 produisait des interférons, des cytokines, des chimiokines tout en activant des gènes impliqués dans la mort cellulaire. Cela rappelle fortement l’impact enregistré chez les malades gravement touchés par COVID-19.

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Bien que ces conclusions aient été faites, pour la plupart, à partir d’autopsies et non des tissus vivants, il convient d’avouer que ce nouveau procédé est tout à fait indiqué pour analyser l’évolution des virus respiratoires, en mettant l’accent sur les dommages causés par les défenses des cellules souches. Cela a été mis en évidence par le biologiste cellulaire Purushothama Rao Tata de l’Université Duke qui s’est montré très optimiste quant à la possibilité de stimuler les cellules pour venir à bout de la pandémie.

Des examens plus approfondis sur le mini poumon ont prouvé qu’en administrant des doses moins importantes d’interférons avant l’infection, on pouvait ralentir la prolifération du virus alors leur simple réduction pouvait créer l’effet opposé.

Les spécialistes en ont conclu que les interférons jouent un rôle primordial quant à la réaction immunitaire dans nos alvéoles. D’autres études ont néanmoins récemment suggéré que ce dispositif pouvait se révéler très dangereux à certains stades du traitement.

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Aussi limité soit-il, ce travail permet de mieux de comprendre la réactivité du poumon ; c’est la meilleure façon de le protéger.


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