Voyager dans l’espace est sans doute le rêve de beaucoup d’entre nous ; petits et grands. C’est pourquoi il nous arrive parfois d’envier ces cosmonautes qui ont la chance de vivre une aventure aussi incroyable. Bien entendu, pour faire partie d’une telle expérience, il faut remplir certaines conditions physiques et mentales, mais aussi être prêt à subir quelques désagréments.

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En effet, il a été prouvé que ce genre de périple pouvait laisser des séquelles assez inattendues chez l’être humain en plus du développement de capacités cérébrales relativement avantageuses.

Le revers de la médaille

Des chercheurs se sont intéressés à l’état du cerveau de 8 cosmonautes russes, de sexe masculin, ayant passé de longues périodes sur la Station spatiale internationale.

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Sept mois après la fin de leurs missions, les sujets jouissaient d’une aptitude motrice améliorée, mais ils présentaient des troubles de la vision. C’est ce qu’a expliqué l’auteur principal de l’étude, Steven Jillings, à Business Insider.

En plus d’une augmentation de la qualité de tissus dans le cervelet, les images 3D ont révélé des problèmes oculaires. En d’autres termes, les personnes disposaient d’une meilleure habileté à se tenir en équilibre, à coordonner ses mouvements, mais qu’elles auraient désormais des difficultés à voir de plus près.

Si d’autres dysfonctionnements — comme une perte musculaire, osseuse ou même une désorientation de l’individu — avaient déjà été enregistrés par d’anciennes recherches, cette nouvelle étude confirme que les fluides corporels dans lesquels le cerveau flotte pouvaient entraîner un gonflement des yeux. Ce qui, à son tour, peut provoquer un syndrome neuro-oculaire lié aux vols spatiaux.

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Ne nous alarmons pas !

Selon les scientifiques, l’adaptation est quelque chose de tout à fait habituel pour l’être humain, qui peut obtenir de nouvelles compétences en association avec le type d’activité qu’il exerce. Cela a été observé, notamment, chez les sportifs, avec un entraînement régulier et constant.

Cependant, ils étaient surpris de constater que les spationautes avaient gardé l’effet de cette évolution aussi longtemps après leur retour sur Terre. Ils se disent d’autant plus embêtés de ne pas pouvoir trouver de point de comparaison avec ce phénomène.

Bien que 60 % des astronautes de la NASA, interrogés à ce sujet, aient affirmé avoir cette déficience, dans un rapport fait en 2012, Jillings estime que cela n’a rien de dangereux. D’abord, parce que ce problème ne semble pas toucher tous les cosmonautes. En suite, car la majorité ne souffrait que d’un seul œil, et que d’autres restaient très peu de temps dans cet état.

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Il remet, par ailleurs, en cause l’ancienne hypothèse selon laquelle ces hommes pourraient être sujets à une neurodégénérescence, favorisant l’apparition de la maladie d’Alzheimer, en estimant qu’il ne s’agit là que d’un simple processus utilisé par le cerveau pour s’accommoder de sa nouvelle situation.

Quoi qu’il en soit, il est important de comprendre, avec précision, comment ce trouble pourrait affecter, de façon permanente, la vue des astronautes. Il n’existe aucune recherche qui puisse déterminer si cela pourrait durer plus qu’une année, mais Jillings est soulagé du fait que les voyages dans l’espace, n’aient concrètement pas la moindre conséquence fâcheuse ou significative sur la santé, d’après les résultats de son investigation.


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