Le smartphone occupe aujourd’hui une place très importante dans notre société, d’autant plus qu’il est devenu indispensable à la vie moderne.

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Si autrefois il était considéré comme des produits de luxe, il est désormais un élément de première nécessité, surtout pour les plus jeunes. Mais alors, quelles conséquences cela peut-il avoir sur leur santé ?

Pour percer ce mystère, une nouvelle étude, publiée dans la revue Addictive Behaviors, a révélé que l’addiction aux appareils modifie physiquement la forme du cerveau humain, au même titre que la toxicomanie par exemple.

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En effet, une équipe de chercheurs de l’Université allemande de Heidelberg a examiné des personnes souffrant de dépendance aux smartphones (SPA) grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les résultats ont montré que ces individus subissent une diminution de la capacité dans la région du cortex qui concerne la conscience de soi, que la communauté scientifique appelle l’insula.

On ignore encore à ce stade les effets à long terme, certes, mais un cliché de l’addiction aux mobiles a été obtenu grâce aux analyses effectuées sur les patients.

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addiction au smartphone
IRM du cerveau / Horvarth

Les auteurs ont par ailleurs expliqué que la popularité croissante de ces gadgets donne à réfléchir sur l’innocuité de ce genre d’appareils, du moins chez les personnes les plus enclines à avoir des comportements d’accoutumance.

D’après un rapport récent, la plupart des jeunes de 7 ans possèdent un téléphone portable. Selon l’enquête menée auprès de pas moins de 2 167 sujets ayant entre 5 et 16 ans au Royaume-Uni, 9 enfants sur 10 âgés de 11 ans en ont un. 

Quant aux lycéens, ils sont presque tous en possession d’un smartphone. 57 % d’entre eux ont avoué le garder près de leur lit en dormant. Pire encore, 2 sur 5 déclarent ne pas pouvoir vivre sans lui.

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À l’heure où les scientifiques s’étonnent de voir à quel point cet objet peut dominer la vie des plus jeunes, il est clair que l’utilisation démesurée du cellulaire est plus que préoccupante compte tenu des implications physiologiques et sanitaires qui demeurent toujours incomprises à l’heure actuelle.

Espérons que de futures investigations pourront mieux nous éclairer à ce sujet.

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