Depuis le déclenchement de l’épidémie liée au COVID-19, des mesures très strictes ont été prises par les chefs d’État pour essayer de limiter sa prolifération. La population a reçu des consignes de sécurité sanitaire qu’elle doit suivre à la lettre pour éviter la contamination. 

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Cependant, ces directives ont tendance à être un peu contradictoires, notamment en ce qui concerne le port du masque en public. C’est pourquoi les scientifiques tentent d’apporter une réponse claire à ce sujet.

À cet effet, une équipe de chercheurs des National Institutes of Health ont mené une étude qui a démontré que les gouttelettes crachées lors de la parole sont susceptibles de transmettre des virus, à l’instar du COVID-19.

Les experts ont conçu une nappe lumineuse à partir de lasers verts dans une boîte afin d’éclairer les postillons libérés par l’orateur pendant qu’il parlait directement dedans.

la salive
Postillons sans port du masque/NEJM

La visualisation de la vidéo de l’essai révèle une quantité importante de salive pulvérisée par la bouche des participants qui répétaient la phrase « rester en bonne santé ». Ils ont également constaté que le nombre de gouttelettes dépendait du volume du discours.

Lorsque les locuteurs refaisaient les tests avec la bouche couverte, les flashs étaient inexistants : aucune gouttelette n’était illuminée par la nappe.

la salive
Postillons avec port du masque/NEJM

D’un autre côté, l’analyse établit que les éjections de salive produites en parlant demeurent plus longtemps dans l’air que celles résultantes de toux ou d’éternuements, qui, elles, tombent vite sur le sol.

Le Président du Comité permanent des maladies infectieuses émergentes Harvey Fineberg estime que ces fines substances, pouvant être générées pendant une simple respiration silencieuse, pourraient transporter un virus. Il ajoute toutefois que la proportion contagieuse reste à déterminer.

Ce qui semble prêter à confusion, c’est que l’Organisation mondiale de la santé ait contesté l’utilité du port du masque à usage général, affirmant que les personnes bien portantes n’ont besoin de protection que si elles se trouvent en contact direct avec les malades.

Alors que les Centers for Disease Control and Prevention conseillent aux Américains de se couvrir le visage pendant leurs déplacements dans les transports en communs ou dans les supermarchés, le Secrétaire britannique à la Santé n’y voit aucune utilité.

Selon Sir Patrick Vallance, Conseiller scientifique en chef de la Grand-Bretagne, le sujet est encore en discussion.

Apparemment, les officiels ne sont pas les seuls à ne pas se mettre d’accord sur l’efficacité de cette disposition. La communauté scientifique aussi est divisée : certains pensent que les masques servent à éviter que les patients asymptomatiques ne propagent l’infection par la salive, et d’autres soutiennent qu’ils ne sont pas assez épais pour empêcher les particules virales de les pénétrer.


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