Le port du masque facial est désormais obligatoire dans les pays et régions affectés par l’épidémie liée au COVID-19. Cependant, beaucoup de citoyens restent sceptiques quant à l’efficacité de cette mesure, et d’autres hésitent encore entre le masque chirurgical ou celui en tissu.

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Pour résoudre ce problème, les scientifiques ont imaginé différents scénarios, grâce auxquels ils ont pu trancher définitivement. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Thorax.

Les travaux avaient pour but de dire clairement quel type de masque était le mieux capable d’empêcher la transmission vers l’extérieur des gouttelettes lorsque le propriétaire parle, éternue ou tousse

L’expérience était basée sur quatre cas de figure ; l’absence du masque, l’utilisation du masque chirurgical à trois couches, le masque en tissu avec une seule couche, et un autre avec deux couches de tissu. Un système d’éclairage LED, muni d’une caméra haute vitesse, a servi à visualiser les gouttelettes et les aérosols.

Les chercheurs ont constaté que pour obtenir une barrière protectrice optimum, il fallait au moins une double couche, même si le revêtement chirurgical à trois couches restait la meilleure option. Le masque à une seule couche de tissu n’était toutefois pas complètement sans intérêt et présentait quand même une certaine utilité.

Par ailleurs, comme les masques chirurgicaux ne sont pas toujours disponibles pour le public, il faudrait se concentrer sur la façon de limiter au plus les risques d’infection en utilisant les masques en tissu.

Dans ce cas, il a été prouvé que 12 couches étaient susceptibles de remplacer un masque chirurgical. Outre le fait de bien sceller son masque autour du visage, Il est également recommandé que la couche extérieure soit plus résistante à l’eau et que le tissu choisi soit de préférence plus confortable et puisse filtrer les particules virales. D’un autre côté, un lavage quotidien après chaque utilisation est un geste à ne pas négliger.

Il ne fait plus aucun doute que la généralisation de cette disposition permettra de stopper la propagation du virus, bien que l’on ne sache pas exactement dans quel sens cela fonctionne exactement. En d’autres termes, est-ce le malade qui doit se cacher le visage pour ne pas contaminer les autres, ou plutôt la personne bien portante qui doit se protéger ? La réponse est probablement les deux.

Bien entendu, certains seraient tentés, par inadvertance, de se couvrir simplement le nez et la bouche avec un vieux foulard ! Cela ne serait absolument pas très intelligent, car il ne pourra jamais jouer le rôle d’un masque bien conçu avec plusieurs couches.

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C’est pourquoi de nombreuses vidéos, expliquant comment fabriquer soi-même cet équipement, sont réalisées à l’intention de la population. Certains groupes communautaires ont décidé de prendre cette tâche en charge eux-mêmes, et d’entreprendre une large campagne de sensibilisation auprès des usagers.


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