Les mesures de confinement adoptées par les gouvernements dans le cadre de la lutte contre le coronavirus semblent avoir plus d’avantages que le simple ralentissement de sa propagation.

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La « disparition » soudaine de l’Homme a permis à la nature de souffler un peu. En effet, l’environnement est nettement plus apaisé et la biodiversité ne s’en porte pas plus mal, ce qui a laissé place à des événements assez inattendus !

La Turquie, étant sévèrement touchée par la crise sanitaire mondiale, a dû prendre des dispositions très strictes pour contenir le virus. L’isolement imposé par les autorités, notamment à Istanbul, a beau gêner la population, il a toutefois fait le bonheur des dauphins, qui peuvent désormais nager tranquillement dans le Bosphore entre l’Europe et l’Asie.

le bosphore et les dauphins
Le Bosphore/Unsplash

C’est l’un des spectacles les plus réjouissants que l’on puisse admirer suite à l’interdiction de la pêche dans ces eaux reliant la méditerranée à la mer noire ; une grande première dans cette voie généralement réservée aux navires.

Erol Örkcü, Chef de l’association de pêche amateur et sportive à Istanbul,  estime que la réduction du trafic maritime ne peut être que positive.

Il est vrai que c’est une chance pour ces mammifères qui viennent près du rivage comme pour s’approprier les lieux. Ils sont nettement plus heureux sans la présence, souvent nuisible, des êtres humains. Ils peuvent enfin évoluer librement dans leur milieu naturel, loin de tous ces pêcheurs qui envahissaient quotidiennement le pont de Galata et les rives du Bosphore.

Yörük Işık, un observateur de bateaux qui avait photographié des dauphins avant l’épidémie, a remarqué que ceux-ci peuvent maintenant aller jusqu’au bord de l’eau en toute sérénité.

Par ailleurs, un tableau magnifique de dauphins nageant avec une multitude de mouettes a récemment marqué Sarayburnu, située entre la corne d’or et la mer de Marmara.

Si les dauphins sont protégés par la loi turque depuis bientôt une quarantaine d’années, ils sont quand même mis en danger par d’autres facteurs, comme la pollution des océans.

On ne sait combien de temps ils pourront profiter de cette accalmie, mais, en attendant, laissons-les savourer leur nouvelle vie, même provisoirement.


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