Le lavage régulier et rigoureux des mains n’a jamais eu autant d’importance qu’à l’heure actuelle. Avec les circonstances qui entourent la pandémie causée par le coronavirus, cette habitude est devenue une nécessité. 

En effet, le protocole de désinfection et les mesures de sécurité ont été transmis à la population par tous les moyens possibles. Les gouvernements ont mis en place des stratégies afin de sensibiliser le maximum de monde, quel que soit leur âge, leur niveau d’éducation ou leur statut social.

Ainsi, des affiches expliquant les étapes à suivre ont été accrochées dans les lieux publics. Des séquences publicitaires ont également été dédiées à cet effet et des spécialistes de la santé sont régulièrement invités aux plateaux de télévision afin de nous éclairer davantage sur l’hygiène qu’il faudra adopter pour minimiser les risques de contamination.

Certains sont même allés au-delà de l’aspect technique de la chose et ont voulu expliquer pourquoi il était nécessaire de se laver les mains afin de mieux convaincre les gens à adopter ce mode de vie. C’est ce qu’a fait un groupe d’experts en maladies infectieuses au Japon.

Matt Alexander/PA

En collaboration avec NHK, média japonais, les spécialistes de la St Marianna University School of Medicine, à Kawasaki, ont mené une expérience qui avait pour but de montrer à quel point une infection pouvait se propager facilement via le contact.

Dans un premier temps, un groupe de dix personnes volontaires a été réuni dans une pièce. Une petite tache de peinture fluorescente a été placée sur la main d’un des sujets. Cette marque, expliquent les spécialistes, fait office de simulateur du virus. 

On laisse alors les participants se servir au buffet, sans faire attention à ce qu’ils touchent ou se laver. Une demi-heure a suffi pour que tous soient « atteints ». En effet, les neuf autres personnes présentes au dîner avaient des taches fluorescentes sur leurs mains, dont trois en avaient aussi sur le visage.

Il suffit donc qu’un membre du groupe soit infecté pour que son entourage soit contaminé. Cela passe le plus souvent par le biais d’objets et de surfaces que l’on touche. Les verres, le rebord des assiettes ou encore les poignées de porte et le dos des chaises sont d’excellents véhiculeurs de virus.

La même expérience a été reproduite, cette fois en respectant certaines consignes. En prenant soin de garder une distance d’un mètre entre eux et en désinfectant leurs mains de façon répétée, aucune contamination n’a eu lieu, même en partageant un repas avec la personne « infectée ».

Cela démontre que prendre le temps de nettoyer ses mains et les surfaces fréquemment touchées, éviter de se toucher le visage, ainsi que mettre en place une distanciation sociale, permet d’amoindrir les risques de propager le virus plus qu’il ne l’est déjà.


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