Cinquante ans après avoir marché sur la Lune, l’homme travaille toujours d’arrachepied afin de conquérir davantage de territoires spatiaux. Mars devrait être la prochaine destination foulée par un pied humain et il n’est pas insensé de croire que les avancées scientifiques nous permettront d’aller encore plus loin à long terme.

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Mais en attendant une plus vaste conquête physique de l’espace, les plus brillants astronomes du monde restent mobilisés pour découvrir un maximum d’informations sur l’univers en entier, et le système solaire en particulier. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs recherches sont fructueuses…

Une découverte fascinante

Quand ils sont à la recherche d’exoplanètes, les astronomes ne savent pas exactement ce qu’ils vont trouver. Cela ne veut toutefois pas dire que ce système est complètement aléatoire et qu’il n’existe pas de règles que ces planètes doivent suivre. Généralement, celles-ci sont classées selon leur distance par rapport à l’étoile autour de laquelle elles gravitent, mais ce n’est pas toujours le cas.

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On a récemment découvert une planète qui démentait ces affirmations. La dénommée NGTS-4b, qui orbitait autour d’une étoile lointaine, a pris de court les chercheurs en s’affranchissant de la majeure partie des règles auxquelles elle devait théoriquement se soumettre. Ce qui lui a permis d’acquérir le surnom de « planète interdite ».

Ce sont des scientifiques de l’Observatoire européen austral qui ont décelé l’existence de cette planète. Celle-ci se terre dans une zone appelée « désert neptunien », ce dernier fait référence à une région qui abrite des astres dont la taille se rapproche de Neptune et qui sont quasiment indétectables.

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Une "planète interdite" qui ne devrait pas exister a été découverte - sciences-et-technologies, insolite, espace - Vitesse radiale, Université de Keele, Transit astronomique, temps, température, système solaire, soleil, science, Satellite naturel, Recherche scientifique, Planète interdite, physique, Période de révolution, Origine de la vie, Observatoire européen austral, Neptune (planète), National Aeronautics and Space Administration, Méthodes de détection des exoplanètes, Masse, Hypothèse, HQ, Gaz, Exoplanète, Étoile, Espace (cosmologie), désert, Atmosphère terrestre, astronomie
Répartition masse/période orbitale pour les planètes mesurées.
Les planètes découvertes par la méthode du transit sont indiquées en bleu, celles dont les masses mesurées à moins de 30 % sont représentées par des cercles pleins. Les planètes trouvées par vitesse radiale sont représentées par des cercles verts et celles détectées par d’autres méthodes sont représentées par des cercles gris. Les lignes noires représentent le désert Neptunien tel que défini par Mazeh et al. (2016). NGTS-4b est représenté par une croix rouge. Extrait des archives exoplanètes de la NASA le 14 août 2018.

Un cas à part

Son extrême proximité de l’étoile fait de cette zone un milieu hautement hostile. Ce qui explique pourquoi les planètes bordant cette région sont dégarnies de leur atmosphère, celle-ci étant par la suite propulsée dans l’espace.

Néanmoins, l’étrange planète interdite a surpris les chercheurs en se distinguant de ses congénères par sa très probable capacité à conserver son atmosphère gazeuse. Ils émettent deux hypothèses pour expliquer cette spécificité, soit elle ne figure dans ce désert que depuis relativement peu de temps (au cours du dernier million d’années quand même !). Ou alors, elle était nettement plus volumineuse à son origine et elle s’est évaporée par la suite.

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Cela dit, il est encore trop tôt pour l’imaginer apte à se maintenir face au Soleil, la plupart des scientifiques étant sceptiques.

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« La masse de la planète interdite n’est pas suffisante pour lui permettre de conserver son atmosphère, du fait de l’extrême chaleur qui règne à proximité de son étoile », a déclaré à Gizmodo l’astronome (qui n’a pas participé à l’étude) Coel Hellier, de l’Université Keele.


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