Le monde de la science est un océan de mystères qui ne demandent qu’à être découverts, c’est ce qui en fait, le domaine d’actualité par excellence. Durant ce dernier siècle, de nouvelles avancées frappent chaque jour à notre porte, avec des faits de plus en plus insolites.

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Parmi les prouesses de la biologie moléculaire, l’existence d’énormes virus dans des endroits inattendus du globe.

Les scientifiques ont élucidé le fonctionnement de ces microorganismes dans le processus d’infestation. Des possibilités inédites de traitement seront bientôt d’actualité.

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Des spécimens viraux « gigantesques »

À l’aide de techniques d’imagerie sophistiquées, l’équipe de recherche de l’Université de Michigan a effectué une analyse sur le mécanisme d’action des microbes géants. Celle-ci a créé des modèles fiables permettant de caractériser les protéines clés de l’infection. 

Les mégavirus ont une taille allant jusqu’à 300 nanomètres — le rhinovirus, par exemple, mesure 30 nm seulement — et a une longévité atteignant le millénaire.

Kristin Parent, auteure de l’étude, explique que ces corps ont une complexité impressionnante, et peuvent conserver leur fonctionnement jusqu’à 30 000 ans dans le pergélisol.

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Les capsides — carapaces protectrices des microorganismes — sont capables de survivre dans les milieux aux conditions extrêmes, tout en sauvegardant le contenu chromosomique à l’intérieur.

En ce qui concerne les microbes géants examinés — mimivirus, virus Samba et les Tupanvirus —, ces coquilles externes sont icosaédriques, c’est-à-dire qu’elles ont la forme d’une filière à vingt faces.

La particularité des agents précédents réside dans la libération de leur patrimoine génétique. Celui-ci, adoptant une structure similaire à celle d’une étoile de mer, sort par un sommet unique de la capside dit « stargate ». 

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En fait, imager un mégavirus est assez difficile en raison de sa taille. Les chercheurs déclarent que les études antérieures ont été effectuées sur un microbe « Un sur un million » avec un bon état d’infection.

BernbaumJG/Wikimedia Commons

L’action des mégavirus sous la loupe 

Jason Shrad, étudiant diplômé de Parent, a reproduit les stades de la contamination grâce au microscope Cryo-Electron, et le microscope électronique à balayage de l’université. 

Le but de l’expérience est de recréer les situations extrêmes auxquelles le germe peut être exposé.

Justement, le Cryo-EM permet de visualiser clairement la structure des protéines virales en action, et son utilisation aboutira à des avancées importantes de la science.

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À l’issue de l’analyse, trois conditions environnementales se révèlent propices à la libération du génome infectant : un pH bas, une température élevée, et une richesse en sels. Chaque facteur est spécifique d’un stade du processus.

La qualité des images fournies ainsi que les observations indiquent que le sceau en forme d’étoile de mer au-dessus de la stargate se déverrouille lentement en restant lié à la capside. 

Ceci décrit clairement la découverte d’une nouvelle technique de contagion, et par conséquent un changement de paradigme dans la compréhension de la virologie. 

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La représentation cohérente et nette des protéines libérées par le microbe met en valeur leur action dans le mécanisme de pénétration d’une cellule hôte, ainsi que le détournement des capacités reproductives de celle-ci. 

Les scientifiques tentent d’attribuer des fonctions putatives à des molécules dont le rôle a été jusque là méconnu. Parent déclare que ces dernières sont des candidats de choix dans les futures études.

Aussi, la plupart des corps protéiques identifiés répondaient aux attentes des chercheurs quant à leur mode de contamination, ce qui permet de constater que de nombreux virus géants partagent en fait beaucoup de caractéristiques.

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L’enjeu maintenant est de savoir s’il existe une transmission des mégavirus aux humains comme le coronavirus.


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