Le combat contre le cancer n’a toujours pas été remporté, mais certaines études et percées scientifiques laissent penser à une issue prochaine avec des traitements mieux ciblés et plus efficaces.

Publicité

ans ce contexte, des séquences de génomes de plusieurs dizaines de types de cancers ont été analysées dans le but de découvrir de quelle façon sont formées les différentes tumeurs. 

En effet, plus de 1 300 chercheurs venus des quatre coins de la planète se sont réunis autour du projet Pan Cancer et ont exécuté la difficile et longue tâche que représente le séquençage des génomes. 38 types de cancers chez 2800 patients ont alors été examinés. 

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Nature avec une vingtaine d’articles. Il s’agit de la plus grande expérience sur les génomes jamais menée et qui a permis d’en apprendre davantage sur les mutations conductrices qui favorisent la reproduction des cellules de manière incontrôlable et totalement aléatoire. 

Les travaux réalisés ont révélé des informations surprenantes sur le génome cancéreux. Peter Campbell, chercheur au Wellcome Sanger Institute et membre du comité de direction du projet Pan Cancer, a déclaré que le génome varie considérablement selon les individus. Des milliers de combinaisons de modifications possibles ont été découvertes, dont 80 sont liées aux facteurs d’hérédité, d’âge et d’hygiène de vie. 

Une autre conclusion frappante est celle en rapport avec la précocité de certains cancers qui peuvent apparaître plusieurs années avant le diagnostic voire même durant l’enfance. De plus, le nombre des mutations a pu être identifié et a démontré de grandes variations en fonction du type de tumeur. 

Ceux observés chez les plus jeunes par exemple ont fait l’objet de très peu de mutations, tandis que sur les échantillons de cancer du poumon de l’adulte, les scientifiques en ont repéré près de 100 000. Toutefois, dans 5 % des cas, les experts n’ont pu en déterminer aucune. 

Cancers
Qimono / Pixabay

Un autre membre du comité de pilotage du projet, Lincoln Stein, a affirmé que toutes les connaissances acquises au cours de cette recherche permettront le développement de nouveaux outils et la mise au point de thérapies facilitant la détection prématurée des cellules tumorales.

D’autre part, ajoute-t-il, l’identification des mutations ouvrira la voie à des traitements plus ciblés et moins invasifs que ceux qui sont prodigués actuellement.


Partagez l'article

>