Malgré le fait que chaque année, nous nous engageons à mettre fin aux mauvaises habitudes que nous avons, des habitudes qui détruisent parfois le meilleur de nous-mêmes, presque aucun de nous ne se retrouve vraiment devant une totale abstinence vis-à-vis de celles-ci. Même si ce n’est que par la pensée.

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Prenez un moment et ignorez – de manière générale – la guerre biologique, la pollution, les armes nucléaires et toutes les choses que nous autres humains pourront utiliser contre notre propre espèce à des fins destructrices.

Si l’on avait à considérer les phénomènes naturels, à savoir les éruptions super volcaniques ou bien l’impact cosmique, la possibilité de l’extinction totale de l’humanité (et ce, pouvant survenir à n’importe quelle année) pourrait s’estimer à 1 sur 14 000, selon le récent rapport d’un groupe de chercheurs de l’Université d’Oxford.

Ceci étant dit, en octobre dernier (2019), une autre équipe de la même université nous a fait part de ses propres résultats, dans un article traitant la disparition de l’homme, dans la revue Scientific Reports. Et il faut dire que ce qui a été constaté est surprenant, en plus d’intriguer plus d’un.

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En effet, les gens n’ont pas eu l’air de tenir compte de la perte de l’humanité, et de ce fait, ils ne la voient pas comme tragiquement « unique ».

Pour ainsi dire, il a été demandé à plus de deux-mille-cinq-cents sujets, anglais et américains, de sérier trois scénarios éventuels, du « meilleur » au « pire » ; pas de catastrophe majeure, un abîme qui annihile 80 pour cent de la population humaine, et dernièrement, une catastrophe qui anéantit notre espèce.

Vous l’auriez sans doute deviné, la majorité des participants ont considéré qu’un évènement catastrophique naturel n’est pas la meilleure des possibilités et que l’extinction totale de l’homme est la pire.

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Vincent Vanhecke/Flickr
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Cependant, lorsque les chercheurs leur ont demandé une nouvelle fois de « contempler » le côté mauvais et la gravité de chaque scénario, leur réponse montrait plus leur inquiétude par rapport à la possibilité de perdre 80 % des êtres humains, plutôt que de tout perdre.

« Quand nous avons interrogé les personnes testées, ceci de la façon la plus directe et la plus nuancée qui soit, celles-ci n’ont aucunement montré que l’extinction humaine était mauvaise », ont écrit les chercheurs.

Néanmoins, lorsque l’ensemble du scénario a basculé et s’est vu concerner une espèce animale, dans ce cas les zèbres, les participants à l’enquête ont déterminé que la perte de l’ensemble des zèbres était pire que la perte de 80 % de ces herbivores.

« Il nous semble que le problème est dans le fait qu’ils se sont un peu trop concentrés sur les vies humaines perdues dans le deuxième scénario — et sur l’incidence potentielle qu’ont ces pertes sur les laissés pour compte — plutôt que sur la perte de l’humanité entière. »

Autrement dit, nous sommes plus à même de penser qu’un monde sans zèbres est plus tragique qu’un monde dans lequel la majorité de ces animaux perdent la vie. Pour ce qui est de l’humanité, nous avons tendance à croire le contraire.

Les enquêteurs avaient la possibilité de convaincre les sujets de considérer la perte entière de notre espèce comme singulièrement mauvaise. Mais pour ces derniers, savoir que l’humain passerait à côté d’une longue vie future, « meilleure qu’aujourd’hui de toutes les manières envisageable » était pour eux suffisant.

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L’avis de l’homme est plus qu’important dans le devenir de notre espèce. Qu’il soit conscient de ce qui pourrait se passer touchant notre espèce et notre planète pourrait jouer un grand rôle dans la prévention contre les évènements les plus destructeurs.


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