Il est toujours impressionnant de voir une fusée se propulser dans les airs et traverser les couches atmosphériques pour se rendre dans l’espace. Mais savez-vous d’où vient cette énergie assez puissante pour réussir un tel exploit ?

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La réponse est simple ; cela se fait à l’aide d’un moteur à combustion interne qui, en brûlant du carburant, rejette du gaz très chaud vers le bas. Mais les scientifiques sont en train de chercher à développer un moyen beaucoup plus léger pour faire décoller aussi efficacement cet engin.

Selon une nouvelle étude, les ingénieurs ont créé un moteur, à détonation, rotatif, fonctionnant grâce à des décharges qui évoluent dans un schéma circulaire.

En effet, l’un des auteurs du projet, Kareem Ahmed, de l’Université de Floride centrale, explique comment un moteur de fusée peut se servir d’une explosion d’hydrogène et d’oxygène pour agir.

Kareem Ahmed/Université de Floride centrale

Ce concept permettant d’obtenir plus d’énergie avec moins de carburant, est en fait financé par l’US Air force, qui est en train de considérer d’autres projets du même genre.

Cependant, des mesures très strictes doivent être respectées pour réussir à contrôler la détonation. La précision avec laquelle les éléments du système de poussée (le combustible, la dose d’oxydant, la taille des trous, la chambre annulaire, la forme et la taille du réacteur) sont proportionnés les uns par rapport aux autres, et est primordiale pour la sécurité et le succès de la propulsion.

Dans ce sens, Ahmed et son équipe ont pensé à équilibrer le taux d’hydrogène et d’oxygène durant leurs tests, pour un meilleur résultat. Le mélange provoquera ainsi un éclatement beaucoup plus soutenu. La bonne nouvelle c’est que la vulgarisation de cette technologie aurait un impact économique très positif tel que la réduction du coût de lancement de fusées.

Quoi qu’il en soit, William Hargus impliqué dans ce programme, se félicite de l’ampleur qu’ont prise les résultats des travaux, à l’échelle internationale. Il est content de voir que l’idée intéresse désormais plusieurs experts, qui ont décidé d’en faire l’objet de leurs futures analyses. Cela va certainement  apporter un plus à la recherche aérospatiale.

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