Les signaux radio rapides « Fast Radio Burst » sont des émissions spatiales puissantes et mystérieuses. L’énergie qu’ils génèrent équivaut à celle produite par une centaine de millions de soleils. Connus pour être imprévisibles et aléatoires, ces FRB qui circulent à travers les galaxies et qui ne durent que quelques millisecondes sont particulièrement difficiles à étudier. 

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Toutefois, à cause d’une certaine périodicité dans leur apparition, les scientifiques se sont finalement aperçus que ces ondes pourraient être régulières et respecter des cycles précis. En effet, en février 2020, une équipe d’astronomes a examiné la fréquence à laquelle le signal baptisé FRB 180916.J0158 + 65 est émis. 

Les résultats de ces observations publiés dans la revue Nature révèlent que ces émissions se produisent tous les 16,35 jours. Environ toutes les heures, une ou deux rafales sont diffusées. Cela dure 4 jours consécutifs puis s’en suit 12 jours d’inactivité. Ce cycle se répète depuis maintenant 409 jours. Les experts peinent toujours à déterminer ce que ce phénomène signifie et parlent d’une énigme spatiale.

 Gemini Observatory/NSF’s National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory/AURA

CHIME, l’expérience canadienne de cartographie de l’intensité de l’hydrogène, indique que dans un premier temps, FRB 180916.J0158 + 65 faisait partie des répéteurs étudiés l’année dernière et ne présentait aucun caractère particulier. Cependant, après de nombreux jours d’exploration, un schéma s’est distingué. 

Les chercheurs affirment alors : « La découverte d’une périodicité de 16,35 jours dans une source FRB répétitive est un indice important de la nature de cet objet. »

Les systèmes binaires comme les trous noirs et les étoiles font l’objet d’une répétition à intervalle régulier. Cela pourrait laisser croire que les 16 jours représentent la période orbitale. En d’autres termes, le FRB fait face à la Terre durant une partie définie de l’orbite. 

Afin d’être en mesure d’apporter des éléments de réponses, les astronomes prévoient d’analyser un nombre important de FRB. Ils déclarent à cet effet : « Les observations futures, à la fois d’intensité et de polarimétrie, et dans toutes les bandes d’ondes, pourraient faire la distinction entre les modèles et sont fortement encouragées. Tout comme les recherches de périodicité dans d’autres répéteurs, pour voir si le phénomène est générique. »


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