Un morceau de roche diamantifère vient d’être découvert et s’est révélé être un fragment de l’Atlantique Nord, partie de l’ancienne croûte continentale de la Terre. 

Certains qualifient cette trouvaille comme la pièce manquante d’un grand puzzle resté incomplet durant plusieurs millions d’années.  

Une équipe de géologues de l’Université de la Colombie-Britannique a, en effet, mis la main sur des échantillons de roche agrémentés de diamants dans l’île de Baffin. 

Publicité

Ils se sont alors aperçus que ces segments étaient une fraction du NAC (Craton de l’Atlantique du Nord). Ce dernier est une vaste section stable du domaine continental qui rejoint le sommet de l’hémisphère nord allant de l’Écosse au Labrador. 

D’après les experts, le NAC date de plus de 2 milliards d’années et sa plaque continentale se serait brisée il y a près de 150 millions d’années. Le fragment de roche diamantifère récemment divulgué constitue 10 % de l’étendue totale du NAC. 

Maya Kopylova, géologue à l’Université de la Colombie-Britannique, assure que les parties qui composent le NAC sont très particulières et qu’il ne subsiste aucun doute quant à l’origine de ces échantillons. Elle ajoute par ailleurs que la liaison de tous les morceaux s’est faite facilement.

Publicité

Également baptisées « roches de Kimberlite », en référence à la province de Kimberley, c’est grâce à des forces chimiques qu’elles ont refait surface. Certaines d’entre elles sont même serties de diamants purs.

Maya Kopylova a déclaré qu’il leur est désormais possible de reconstruire l’ensemble des formes des anciens continents grâce à ces échantillons.

Publicité
roche diamantifère
Fragment de roche diamantifère/Wikimedia Commons

« Nous pouvons maintenant comprendre et cartographier non seulement la couche maigre la plus élevée de la Terre qui représente 1 % du volume de la planète, mais nos connaissances sont littéralement et symboliquement plus profondes. » a-t-elle affirmé. 

Cette roche fournie par la société d’exploration minière Peregrine Diamonds se trouve à présent à l’Université de la Colombie-Britannique, le temps d’y effectuer toutes les recherches nécessaires. Celles-ci pourront à leur tour procurer à l’entreprise des renseignements de prime importance.

“Les recherches de l’Université de la Colombie-Britannique fourniront à [Peregrine Diamonds] des informations sur le manteau diamantifère profond qui est au cœur de la cartographie de la partie du craton”, conclue Kopylova.

Publicité

Partagez l'article

>