Tandis que la plupart d’entre nous a du mal à se rappeler ce qu’elle a mangé hier, Yusuke Taniguchi a apparemment beaucoup plus de facilité à utiliser sa mémoire et  aurait par ailleurs profité de ce don pour commettre certains délits de vols…

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Au Japon, la police a arrêté cet employé de centre commercial à temps partiel, accusé de mémoriser les numéros de cartes de crédit de 1 300 clients lors du traitement de leurs commandes et de les utiliser ensuite pour faire des achats en ligne.

Selon Vice, Taniguchi a été surpris en mars lorsqu’il a acheté deux sacs d’une valeur de 2 500 dollars qui ont été livrés par la police à son appartement. Par la suite, le suspect a déclaré qu’il vendait les objets qu’il achetait à un prêteur sur gages et utilisait l’argent pour ses dépenses personnelles. 

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Selon les autorités, le commerçant de 34 ans aurait uniquement utilisé sa mémoire qui, d’après SoraNews24, serait une « mémoire photographique » et qui, grâce à laquelle, il se serait souvenu des informations de ses clients jusqu’à ce qu’au moins, il ait eu le temps de les écrire.

Néanmoins, la mémoire photographique sous-entend une photographie que l’on pourrait récupérer à volonté et examiner en détail, en effectuant un zoom avant sur différentes parties. Or, une mémoire dans ce sens n’a jamais été prouvée par la science.

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Les quelques personnes pouvant se rappeler un nombre de détails impressionnant d’une information visuelle seraient en fait dotées d’une « mémoire eidétique », selon Daniel Burns, Professeur de psychologie à Union College à New York.

Un caissier aurait utilisé sa "mémoire photographique" pour voler les cartes de crédit de 1 300 clients - psychologie, insolite - Yusuke Taniguchi, Somme, police, Mémoire eidétique, mémoire, japon, Information, homme, délit, Client (économie), chiffres, Carte de paiement, Banque, argent
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Tandis que la plupart des gens associent une mémoire eidétique à une mémoire photographique, les spécialistes soutiennent qu’il ne faut pas les confondre.

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Une personne ayant une mémoire eidétique est capable de se rappeler d’une image très en détail, généralement quelques minutes au maximum après l’avoir brièvement observé.

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Et même si elle présente de nombreuses similitudes, l’image eidétique n’est jamais totalement identique à la réalité perçue.

De plus, ce type de mémoire est le plus souvent retrouvé chez les enfants de 6 à 12 ans, et rarement chez l’adulte, selon les recherches.

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Jennifer Coane, Professeure agrégée de psychologie au Colby College dans le Maine, nous explique que se souvenir du monde avec des détails si vifs rendrait la vie quotidienne difficile.

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« Vous ne pourrez jamais rien effacer de votre esprit, car tout s’empilerait », a-t-elle déclaré, soulignant des recherches montrant que le fait d’oublier des informations peut être utile à l’apprentissage.

La Professeure nous indique également que le présumé voleur s’était probablement entraîné à apprendre des séquences de nombres avec le plus de précision possible, compte tenu du fait de la rareté des cas adultes à avoir ce niveau de mémorisation.

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De la même façon que les anciens Grecs et d’autres utilisaient une méthode appelée « Loci », qui consiste à placer chaque information que l’on veut retenir tout le long d’un trajet imaginaire dans un lieu précis — sorte de « carte mentale » comme la décrite le Dr Watson dans la série Sherlock Holmes (sous « palais mental ».

Ainsi il existerait même des compétitions telles que les championnats du monde de la mémoire qui montrent à quel point un entraînement du cerveau peut aider les gens à accomplir d’incroyables exploits dans ce domaine-là.


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