L’Univers a toujours été entouré de mystères que les scientifiques tentent chaque jour de comprendre. Fascinés par son immensité et sa beauté, ils savent qu’ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

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Depuis le premier voyage dans l’espace, les États-Unis multiplient les recherches pour déceler des conditions propices à la vie en dehors de la Terre. De nombreux projets sont en cours pour essayer d’organiser des visites régulières vers la Lune, en vue d’y établir une présence humaine permanente.

Un pas décisif

Pour renforcer cet effort, un décret vient d’être signé par le Président Donald Trump dans le but de codifier l’exploitation des richesses extraterrestres. Se basant sur le Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967, la Maison-Blanche autorise désormais leur utilisation.  

Il est à rappeler que le Traité de 1979, exigeant que la manipulation non scientifique des ressources spatiales soit régie par règlement international, n’avait pas été validé par les grandes puissances spatiales, dont les États-Unis. Cependant, une loi adoptée en 2015 par le congrès donne clairement le droit aux entreprises et aux citoyens américains d’en faire usage. 

décret Trump
Illustration d’une base lunaire/NewSpace2060

Aujourd’hui, et selon le nouvel ordre exécutif, le gouvernement américain considère l’espace non pas comme un bien commun mondial, mais plutôt comme une possibilité exclusive d’exploiter les mines lunaires sans avoir recours à d’autres accords plurinationaux.

C’est d’ailleurs pour cela qu’il est intitulé : « Encourager le soutien international pour la récupération et l’utilisation des ressources spatiales ». D’après un haut responsable de l’Administration, la préparation du décret a duré environ un an. Il ajoute que sa principale motivation a été la clarification de la position des États-Unis pendant les négociations avec les partenaires du monde entier visant à faire avancer le programme Artémis de la NASA.

Une ambition à l’épreuve du temps

Cette plateforme a prévu de faire atterrir deux astronautes sur la Lune en 2024 et, à long terme, d’y implanter une civilisation humaine durable d’ici 2028. Cette aspiration aura évidemment besoin de matériaux comme la glace d’eau en abondance dans les cratères polaires.

Par ailleurs, la Lune n’étant pas l’ultime objectif de la NASA, qui entend engager plus d’astronautes pour « la génération Artémis » et se poser éventuellement sur Mars, dans les années 2030. Pour sa part, l’Assistant adjoint du Président et Secrétaire exécutif du US National Space Council Scott Pace estime que ce décret encourage le développement commercial de l’espace.

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Illustration de la combinaison xEMU des astronautes d’Artemis/NASA

Il est clair que l’intérêt de Trump pour l’élaboration de la politique spatiale américaine est incontestable. À commencer par la directive signée en 2017 en ébauche de la campagne Artémis, puis deux autres concernant la rationalisation de la réglementation spatiale commerciale et les protocoles de contrôle du trafic extraterrestre. Et enfin, celle de février 2019, appelant à la création de la force spatiale.

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La conquête des étoiles, qui ne faisait autrefois qu’inspirer les films de science–fiction, semble de plus en plus réelle, et bientôt un astre deviendra peut-être le 51état des États-Unis…


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