Vingt-huit-milliards de dollars américains sont le coût de la prochaine mission de la NASA, Artémis, prévue dans son nouveau plan complet qu’elle vient de soumettre au Congrès. Avant l’atterrissage prévu dans 4 ans, deux autres expéditions seront menées, en qualité de test du vaisseau spatial Orion. Grâce à cette initiative, les États-Unis sont sur le point de vivre une phase très importante de leur conquête de l’espace.

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Selon la Chef de la direction de la mission d’exploration humaine et des opérations de la NASA, Kathy Lueders, les préparatifs pour le débarquement de la première femme et du premier homme depuis 1972, se passent dans les meilleures conditions. Cependant, Jim Bridenstine, administrateur de la NASA reste perplexe quant à la réalisation du programme sur le long terme.

À partir de 2024, il est question de créer une Station spatiale orbitant autour de la Lune (la passerelle) ainsi qu’un avant-poste lunaire permanent d’ici 2030. La prochaine étape visée par l’Agence est Mars.

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Lors de la première mission « Artémis 1 », planifiée dans le projet pour novembre 2021, il s’agira de mettre Orion sur orbite pendant 3 jours afin de vérifier son aptitude à faire un aller-retour vers la Lune. L’expérimentation se poursuivra avec Artémis 2, en août 2023, tandis que « Orion » contournera la Lune avec un équipage de 4 astronautes à bord.

Unité de mobilité extravéhiculaire d’exploration prototype. Joel Kowsky/NASA

Une distance de quelques centaines de milliers de kilomètres ramènera le vaisseau à domicile, éjecté par la gravité de la Terre et de la Lune. Dix jours devraient suffire pour éprouver la viabilité d’Orion. Le jour J, la NASA organisera l’atterrissage de l’équipage sur le pôle sud de la Lune, dans le cadre d’Artémis 3, pour ensuite les « rapatrier » en toute sécurité.

L’Agence espère utiliser l’eau gelée contenue dans des cratères complètement à l’abri des rayons solaires, pour fabriquer du carburant utile pour de futurs voyages. Bridenstine pense que ces éléments pourraient offrir aux explorateurs une véritable source de vie sur la Lune.

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Plusieurs pays, tels que la Russie, le Japon et le Canada entendent contribuer à la construction de la Gateway de la NASA, mais aussi à la mise au point d’un camp de base lunaire d’une capacité d’accueil de 4 personnes, doté de véhicules de terrain.

Néanmoins, tous ces efforts risques d’être vains si l’Agence n’obtient pas les le budget nécessaire pour financer son système d’atterrissage humain. Cette aide devrait, si tout se passe bien, être accordée si le projet de loi est voté par la chambre des représentants. Pour l’instant seuls 630 millions de dollars ont été approuvés, mais Bridenstine compte obtenir des fonds supplémentaires, après le scrutin de novembre.

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