En ce siècle d’innovations et de progrès intense, la célérité de la vie exige un temps de réaction plutôt court avec un maximum de performances. Notre quotidien est envahi par les téléphones portables, les ordinateurs, et les tablettes. Autant d’écrans pour répondre au besoin d’avoir cette longueur d’avance, en ayant accès au monde grâce à un clic. Si à court terme, leur seul tort est de nous tenir éveillés plus tard la nuit, à long terme, les scientifiques soupçonnent des effets plus nocifs, telles que les troubles psychiques, une prise de poids et de sérieux problèmes oculaires comme la DMLA.

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Cependant, une étude menée sur un certain nombre d’adolescents dans différents coins du monde, tend à démontrer que les périodes passées sur un écran ne nuisent pas forcément à leur bonne santé, remettant ainsi en question un presque édit.

Publiée dans la revue de l’Association Psychological Science, l’étude, traitant le cas de 17 000 adolescents met en doute la certitude que regarder la télévision ou jouer à des jeux vidéo, peu avant de se coucher, affecte leur bien-être.

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Le Professeur Andrew Przybylski, Directeur de la recherche à l’Oxford Internet Institute (OII), estime que la science psychologique représente un outil puissant quant à l’analyse de ces pratiques ; mais en parallèle, offre peu d’enquêtes objectives et de haute qualité pour acheminer à des résultats rationnels.

Il rejoint Amy Orben, chercheuse à l’OII et co-auteure de l’étude pour déclarer que malgré l’application des procédés statistiques et méthodologiques des plus rigoureux, avec l’analyse de 3 jeux différents incluant des mesures quasi exactes du temps passé devant un écran ; les associations néfastes, quant à cette disposition et la bonne évolution des jeunes, restent peu probantes.

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Il est à noter que malgré une durée d’exposition fixée de 30 minutes à 2 heures avant le coucher, en semaine ou durant le week-end, les conséquences demeurent peu alarmantes.

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Wikipedia Commons

Cette recherche a pour particularité de brasser les informations de plusieurs jeunes sujets, provenant du Royaume-Uni (11 884 adolescents et leurs soignants, dans le cadre de la Millennium Cohort Study), d’Irlande (le projet Growing Up avec 5 363) et des Etats-Unis (709 sujets d’âges différents), pour déterminer, à l’aide d’une méthodologie drastique, le nombre de temps passé à fixer son attention sur l’écran, en se référant aux mesures autodéclarées (fournis par les candidats et peu fiables) et aux journaux d’utilisation du temps.

D’un autre côté, des évaluations du fonctionnement psychosociale, des symptômes d’un trouble psychique, de l’estime de soi et de l’humeur chez les participants sont établis pour obtenir un achèvement intégral.

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Pour plus de probité, l’étude est préenregistrée, pour éviter d’émettre des hypothèses après la connaissance des résultats.

Le Pr Przybylski considère qu’il est temps de réaliser des études, aussi précises que globales, afin de mesurer l’impact de l’utilisation des écrans numériques sur le développement et l’équilibre des jeunes de la société. Ces analyses doivent devenir une norme afin de constituer des bases de référence aussi transparentes que consistantes pour comprendre la psychologie de la technologie.

Grâce à ces efforts et suivant les résultats statistiques émis par Orben et Przybylski lors de travaux antérieurs, le gouvernement britannique est en mesure de parachever son nouveau Livre blanc sur les préjudices en ligne, mettant en avant des projets de législation régissant les populations de médias sociaux, tout en précisant les responsabilités.

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