Nous avons absolument tous entendu parler de la tragédie qui s’est abattue dans l’Océan Atlantique la nuit du 14 au 15 avril 1912 : alors que le Titanic tentait de rejoindre New York depuis Southampton, le navire a malheureusement heurté un iceberg avant de sombrer en emportant avec lui la vie de plus de 1 500 personnes.

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Considéré comme le naufrage le plus connu et l’un des plus dévastateurs de l’Histoire maritime, nous ne parlons que très peu de son navire-jumeau, le Britannic.

Pourtant, son histoire ainsi que son destin sont intimement liés à ceux du Titanic : construit en même temps, sur le même chantier et par les mêmes employés de la White Star Line, les fortes ressemblances entre les deux bateaux font presque froid dans le dos…

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Simple concours de circonstances, ou réelle malédiction ?

Construit à la fin du mois de novembre 1911, le Britannic a traversé la mer pour la toute première fois le 26 février 1914, soit un peu moins de deux ans après que son navire-jumeau, le Titanic, n’ait tristement coulé.

D’ailleurs, son voyage inaugural a justement été repoussé pour éviter que la catastrophe ne se répète à nouveau : en effet, après le drame du Titanic, l’entreprise britannique White Star Line a déployé les grands moyens pour faire du Britannic un navire sûr et sans danger, notamment en y améliorant les dispositifs de sécurité durant des mois.

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Robert John Welch, Wikipedia Commons

Initialement conçu pour être un paquebot de croisière transatlantique aussi somptueux et spacieux que son jumeau le Titanic, ce dernier a vite été réquisitionné durant la Première Guerre mondiale pour servir de navire hospitalier, et ce dès la fin de l’année 1915 : robuste et à la pointe de la technologie de l’époque, il était alors doté de plus de 3 300 lits médicalisés et de nombreux blocs opératoires.

C’est ainsi qu’après 5 opérations de sauvetage réussies haut la main, le sixième lui fut inévitablement fatal : après avoir quitté, tout comme le Titanic, le port de Southampton, le Britannic a brusquement explosé le 21 novembre 1916, ce dernier ayant malencontreusement touché une mine sous-marine au large de l’île Kéa (Grèce).

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Des dispositifs de sécurité qui ont fait leurs preuves malgré tout

Même si l’histoire du Titanic semble s’être répétée, force est de constater que sans les modifications apportées à son navire-jumeau, les pertes auraient pu être bien pires : si les dégâts matériels ont été nettement plus importants sur le Britannic, le bilan humain en revanche s’élève à 30 disparitions (contre 1 500 pour le Titanic).

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Notons que, contrairement au Titanic qui a sombré en plus de 2 heures, il n’aura suffi que de 55 minutes pour que le Britannic soit totalement englouti par les profondeurs de la mer Égée.

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Canal de Kéa., Lieu du naufrage marqué.

« Tout le monde ici est au courant des évènements de cette matinée, car chaque famille était impliquée. Lorsque le bateau a sombré, un bruit très fort a été entendu et les habitants se sont précipités au sommet de l’île pour voir ce qui se passait » relate Giorgos Euyenikos, adjoint-maire de l’île Kéa et petit-fils d’un des témoins du naufrage du Britannic.

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Mais au cœur de cette malédiction se trouve également un destin hors du commun, celui de l’infirmière anglaise Violet Constance Jessop : recrutée par la White Star Line en tant qu’infirmière à bord du Britannic, elle échappe de justesse au désastre : « J’ai sauté dans l’eau, mais j’ai été aspirée par la quille du navire qui m’a frappé à la tête » raconte-t-elle.

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En réalité, M. Jessop n’en était pas à son premier naufrage : du haut de ses 24 ans, elle avait déjà survécu à deux autres naufrages, celui du Titanic et de son prédécesseur l’Olympic…


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