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Un problème grave affectant des millions de femmes est négligé par les médecins, selon une étude


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Jill111, Pixabay

La société d’aujourd’hui prône la diversité et l’ouverture d’esprit et cela dans bien des domaines. Pourtant, certains tabous sont encore présents et ancrés et il est très important de savoir s’en défaire. Parmi ceux-ci, une grande partie concerne la femme.

Outre sa place dans la société, ses nombreux rôles et les injustices qu’elle subit au quotidien, un vrai problème de santé qui la touche directement fait beaucoup moins de bruit qu’il ne le devrait.

Un problème négligé

Selon des estimations, pas moins de 200 millions de femmes à travers le monde souffrent d’un mal méconnu. Pourtant, il y a très peu de sensibilisation qui est faite à ce sujet et même les médecins n’en parlent que très peu. Une nouvelle étude apporte des données implacables quant à la gravité d’une telle situation. Parmi les symptômes qui le caractérisent, il y a les crampes intenses, des nausées, les vomissements, des menstruations qui durent trop longtemps, mais également l’infertilité.

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Matteo Giauro, Flickr

L’endométriose est une maladie qui affecte des millions de femmes et qui reste très mal connue. Il s’agit d’une maladie gynécologique chronique qui entraîne plusieurs problèmes sous-jacents souvent classés comme de simples problèmes périodiques entièrement féminins. Selon la recherche, la communauté scientifique et médicale a longtemps sous-estimé un des symptômes les plus alarmants d’une endométriose qui est la fatigue chronique.

« Bien que la fatigue chronique soit connue pour être l’un des symptômes les plus débilitants de l’endométriose, elle n’est pas assez discuté et peu d’études se sont penchées sur son cas. » a déclaré Brigitte Leeners, experte en obstétrique et en gynécologie à l’Hôpital Universitaire de Zurich.

Avec son équipe, Leeners a mené une étude dont le principe était d’établir un questionnaire destiné à la fois à des femmes atteintes d’endométrioses et à des femmes qui n’en souffraient pas, à raison de 1120 femmes en tout. Le but était d’obtenir des réponses concrètes et plausibles pour alimenter ce sujet de recherche. Les résultats suggèrent que les femmes diagnostiquées avec l’endométriose sont doublement sujettes à une fatigue caractéristique, contrairement aux femmes saines. Ces résultats restent valables même en prenant en compte d’autres facteurs qui favorisent la fatigue tels que l’insomnie, le stress, la dépression ou encore la maternité.

Cela suggère que l’endométriose a un effet sur la fatigue, un effet à la fois indépendant des autres facteurs et qui ne peut pas être attribué aux symptômes de la maladie. » explique Leeners.

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Helen Adilia Arceyut Frixione, Flickr

Des mesures à prendre

Les experts pensent que l’endométriose est principalement causée par la migration de l’endomètre vers l’extérieur de l’utérus. L’endomètre représente la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus et sa présence autre-part ne peut qu’engendrer des problèmes incontrôlables tels que le déclenchement du système inflammatoire et de ce fait, une inflammation à médiation cytokinique selon de précédentes recherches.

Les chercheurs ont exploré d’autres liens de causalité comme les antécédents familiaux, le style de vie, l’état mental et l’expérience personnelle de chacune avec l’insomnie. À partir de cela, l’étude aboutit à la conclusion qui stipule qu’une exposition chronique à un taux élevé de stresse résulte en plusieurs symptômes tels que la fatigue et justifierait son lien avec la maladie.

« Nous pensons qu’il faudrait plus s’intéresser à la fatigue ressentie par ces femmes afin d’améliorer leur qualité de vie. Cette étape doit faire partie intégrante des soins médicaux et les médecins doivent se pencher sur ce problème et en discuter avec les patientes afin de contrôler et de traiter la maladie. » ajoute Leeners.