Il n’y a pas que lorsque nous sommes fatigués que l’envie de bâiller nous prend : en effet, dès lors que quelqu’un bâille à côté de nous, nous l’imitons automatiquement, de manière presque instinctive.

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Pourtant, lorsqu’une personne cligne des yeux, tousse, ou éternue par exemple, nous ne ressentons pas forcément le besoin de reproduire la même chose.

Mais alors qu’est-ce qui nous pousse à calquer irréversiblement le comportement des autres quand il s’agit de bâillement ?

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C’est la question à laquelle une équipe de chercheurs anglais a tenté de répondre, et il s’avère que le mystère est aujourd’hui résolu, du moins en partie…

Un phénomène certes surprenant, mais tout à fait normal

Dirigée par un groupe de scientifiques de l’Université de Nottingham, en Angleterre, une étude s’est intéressée à la raison qui fait du bâillement un phénomène particulièrement contagieux.

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Pour mener à bien leur expérience, les experts ont demandé à 36 adultes de regarder plusieurs vidéos où l’on voit quelqu’un bâiller : divisés en deux groupes distincts, il a été formellement interdit à une partie des participants de bâiller, tandis que l’autre y avait droit.

En outre, les 36 personnes ont subi une légère stimulation électrique, connue pour accentuer l’envie de bâiller.

« Cette recherche a montré que le besoin urgent augmentait en essayant d’arrêter [les participants]. Grâce à la stimulation électrique, nous avons pu augmenter l’excitabilité et, ce faisant, augmenter la propension des bâillements contagieux » explique la Professeure et auteure de l’étude Georgina Jackson.

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Ainsi, ils affirment que ce réflexe, qui concerne plus de 65 % de la population mondiale, est tout à fait involontaire et ne touche pas seulement les êtres humains : en réalité, tous les animaux, excepté les girafes, subissent ces bâillements machinaux.

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Francisco Osorio, Flickr

La réponse se trouve dans notre cerveau

D’après la communauté scientifique, c’est le cortex moteur primaire qui est en cause ici, une zone du cerveau qui gère notre fonction motrice, c’est-à-dire l’exécution de tous nos mouvements.

Mais plusieurs autres théories existent pour tenter d’expliquer ces bâillements contagieux : selon une étude réalisée par un groupe de chercheurs japonais de l’Université de Tohoku, tout porte à croire qu’ils sont dus à notre sensibilité de perception.

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« Nous constatons que […] la capacité de perception est plus étroitement liée au bâillement contagieux » déclare le Professeur et auteur principal de ladite étude Chia-huei Tseng.

De même, une autre étude, datant de 2010, affirme que le fait de bâiller après avoir vu un individu le faire est tout simplement une forme d’empathie : nous savons que les enfants commencent à développer ce sentiment vers l’âge de 4 ans.

Or, il a également été prouvé que les bâillements contagieux commencent justement à apparaître à ce moment-là.

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Plus surprenant encore, les autistes, connus pour être moins empathiques que la moyenne, sont aussi beaucoup moins sensibles à ce phénomène spontané.


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