Les gauchers sont parfois perçus comme des êtres supérieurs parce qu’ils sont capables de se servir de leurs membres d’une manière qui échappe aux « personnes ordinaires », oubliant que ces mêmes individus n’ont aucune aptitude à utiliser leur main ou pied droit.

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Cependant, on peut expliquer cette exaltation par le fait que cette catégorie de genre est en fait assez rare, mais savez-vous pourquoi ?

En effet, la proportion des personnes gauchères sur Terre est de seulement 10 %. Et personne ne semble pouvoir l’expliquer, avec exactitude, malgré les nombreuses théories émises à ce sujet.

Selon l’une de ces hypothèses, la réponse réside dans la coopération sociale, ayant donné l’avantage aux droitiers. Cela s’expliquerait par le fait que l’action et la vie commune des sociétés à travers les ères impliquent l’emploi de la même main pour des raisons de pratique et d’efficacité.

Dans un autre cas de figure, cela serait dû à la manière dont notre cerveau se sert de ces deux hémisphères, de façon croisée. Donc l’utilisation de la partie gauche, pour contrôler le langage intensif et les mouvements fins, étant plus répandue, il serait donc normal que la main droite soit plus hégémonique.

U.S. Air Force photo/Staff Sgt. Siuta B. Ika

Pour sa part, Alasdair Wilkins pense que ce phénomène est le résultat d’une mutation génétique remontant à plusieurs millions d’années et qui aurait modifié la position des centres du langage de notre cerveau, en les plaçant plus à gauche. Ce qui explique la suprématie du droitier. Ses déclarations ont été rapportées par io9 en 2011.

Les scientifiques ne sont pas très convaincus par cette dernière suggestion, d’autant plus que les parents gauchers ont le plus souvent des enfants droitiers. Il n’existe, par ailleurs, aucun moyen fiable d’identifier les gènes déterminants de la tendance de la personne à être gauchère.

Pour en avoir le cœur net, les experts ont procédé, l’an dernier, à une étude basée sur 400 000 enregistrements. Ils ont pu découvrir 4 des premières zones génétiques liées à la sensibilité. On estime, cependant, que ce ne sont pas les seules à avoir un impact sur notre préférence pour tel ou tel côté. Il existe un autre avis, qui associe cela aux taux d’estrogène et à la position de naissance.

En conclusion, les spécialistes ne sont toujours pas parvenus à élucider ce mystère, malgré les efforts considérables fournis dans ce sens. Quoi qu’il en soit, ce domaine est si vaste qu’à peine auront-ils répondu à cette question, qu’ils devront déjà travailler pour résoudre un autre problème !


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