Souvent décrit comme un aliment miracle, dans l’imaginaire populaire, l’huile de coco ferait partie de ces produits qui permettent aussi bien de faire baisser son taux de mauvais cholestérol que de réguler la thyroïde, tout en permettant de perdre du poids, de venir à bout de l’insomnie, de l’acné…

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Seulement, d’après la Professeure Karin Michels de l’École de Santé publique T.H Chan d’Harvard, la réalité quant à cette huile supposée miraculeuse est tout autre, bien loin de l’engouement médiatique auquel nous assistons depuis quelques années maintenant…

Un aliment controversé

C’est lors de sa conférence « L’huile de coco et d’autres erreurs nutritionnelles » que Karin Michels a mis en garde la population contre ce soi-disant remède.

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Plus qu’une huile simplement mauvaise pour la santé, elle la définit clairement comme un « poison pur », ou encore « le pire des aliments que vous êtes amenés à consommer », pour reprendre ses termes.

D’ailleurs, d’un point de vue scientifique, il n’existe aucune étude qui prouve les bienfaits de l’huile de coco, bien au contraire.

Il faut savoir que les quelques recherches effectuées sur cet aliment l’associent davantage à un produit néfaste pour la santé qu’à une huile saine : tandis que les médias vantent sa capacité à réduire le cholestérol, certains chercheurs ont démontré qu’elle était en fait aussi mauvaise pour la santé (notamment pour les coronaires) que le beurre.

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Compte tenu de sa concentration en acide gras saturé, consommer quotidiennement de l’huile de coco accroît les risques de développer des pathologies cardiaques.

Ce constat avait déjà été fait par l’American Heart Association, préconisant alors de diminuer d’au moins 10 % notre consommation en acides gras saturés, dont l’huile de coco.

Mattie Hagedorn, Flickr

Une conclusion qui divise la communauté scientifique

Bien que la plus grande majorité des scientifiques disent qu’il est nettement préférable de cuisiner avec de l’huile d’olive ou de l’huile de lin (car composées d’acides gras insaturés), certains d’entre eux en revanche estiment que l’huile de coco, et plus particulièrement ses acides gras saturés, n’est pas forcément à proscrire totalement.

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D’après une récente étude américaine, consommer constamment des aliments riches en acides gras saturés tels que le fromage, le lait entier et par conséquent, l’huile de coco, n’augmente pas nécessairement les risques de souffrir de pathologies cardiovasculaires : les résultats de ladite étude a montré que le taux de crises cardiaques et autres maladies directement liées au cœur n’est pas moins élevé chez les personnes qui évitent les acides gras saturés que chez les autres.

De même, une étude internationale menée sur un très large échantillon de plus de 135 000 personnes issues de 18 pays différents a prouvé que les personnes qui intègrent généreusement des glucides ainsi que des acides gras (qu’ils soient saturés ou insaturés) à leur alimentation ont près de 23 % moins de risques de succomber à une maladie cardiovasculaire que ceux qui les évitent.

Au regard de ces constats on ne peut plus contradictoires et partant du principe que tout excès est néfaste pour notre santé, le mieux reste de ne pas diaboliser l’huile de coco, sans pour autant en consommer régulièrement.

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