Dans l’univers, comme sur terre, l’équilibre est le paramètre essentiel pour aboutir à la vie. Cela va de la cellule dans les corps vivants de la faune ou la flore jusqu’aux lointaines galaxies dont les reflets nous parviennent vieux de milliers d’années-lumière.

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Notre globe, composé aux trois quarts d’eau, regroupe des trésors insoupçonnés dans ses fonds encore inexplorés. Ceci ne semble pas affecter les poissons, tant qu’il y a de beaucoup de flotte…

Mais, attention pas n’importe laquelle ; une onde douce pour les poissons de rivière et une eau bien salée pour les poissons de mer, car il semblerait qu’ils ne peuvent pas vivre dans un milieu aquatique autre, que celui dans lequel ils sont nés. Ce fait exceptionnel est expliqué par les biologistes par le principe d’osmorégulation.

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Qu’est-ce que l’osmorégulation ?

L’osmorégulation assure une teneur en eau tolérable chez de nombreux animaux au-delà d’un état à peu près constant dans le corps, que de celle de l’environnement externe aqueux. Ceci permet de maintenir la santé des cellules en régulant les effets de l’osmose.

L’osmose est le processus qui permet la diffusion des molécules du solvant (eau en général) à travers une membrane semi-perméable (cellule) depuis le milieu le moins concentré, vers une zone de concentration élevée.

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Les liquides ont une caractéristique appelée « tonicité » qui serait derrière le fait que les poissons de mer sont incapables de vivre dans les rivières et inversement. La tonicité est de trois types ; hypotonique, hypertonique et isotonique. Nous n’allons aborder que les deux premiers types dans notre précis.

Une solution hypertonique est plus riche en solutés (matériaux et autres substances délayées dans une solution. Par exemple, le sel est le soluté dans une solution saline) à l’extérieur de la cellule plutôt qu’à l’intérieur ; alors qu’une solution hypotonique a une concentration en solutés plus faible à l’intérieur de la cellule qu’à l’extérieur.

Pour illustrer cela, une cellule dans un environnement hypotonique gonfle avec de l’eau et peut exploser ; à l’inverse, en milieu hypertonique, l’eau quittera la cellule, qui par conséquent va dégonfler jusqu’à l’affaissement. Heureusement, l’osmorégulation intervient pour maintenir un état d’osmose.

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Pourquoi les poissons d'eau douce ne peuvent-ils pas survivre en eau salée et vice versa ? - education, biologie, animaux - vie, Truite, Solvant, Solution aqueuse, Saumon, rivière, poisson, Osmose, Osmorégulation, Organisme (physiologie), Molécule, mer, Membrane hémiperméable, Hypotonique, Hypertonique, environnement, Eau douce, eau, Diffusion de la matière, Condensation, Concentration molaire, Chlorure de sodium, Cellule (biologie), Branchie, Biologie, Alose
Wikipedia Commons

Comment vivent les poissons dans l’eau

L’eau de l’océan est une solution saline hypertonique, puisque concentrée en sel. Les poissons s’adaptent en perdant de l’eau par osmose vers la mer à partir des cellules de leurs branchies. Pour contrebalancer cette perte, ils boivent d’énormes quantités d’eau.

 

Contrairement, la rivière représente un milieu hypotonique, de condensation moindre en sel par apport aux poissons, qui constitue un environnement plutôt concentré. Par osmose, l’eau coule donc continuellement dans leur corps. Pour survivre face à ce surplus d’eau soutenu, les poissons d’eau douce doivent uriner de manière très fréquente.

Par conséquent, il est clair qu’un poisson de fleuve va se voir perdre toute son eau si on le mettait à la mer et va finir par trépasser de déshydratation.

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Alors qu’un poisson habitué à l’océan, mis en milieu liquide faible en densité de sel, va se retrouver avec des cellules gorgées d’eau, jusqu’à l’explosion, ce qui met aussi fin à sa vie.

Pourtant, il existe certaines exceptions qui sont représentées en majorités par le saumon, le requin-taureau, la truite, l’alose et le bar rayé, poissons qui ont la capacité de survivre à la mer ou dans le ruisseau à condition de bénéficier d’un temps d’acclimatation suffisant, pour que leur organisme s’adapte à une salinité différente de leur atmosphère d’origine.


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